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Un présumé prédateur sexuel renonce à son enquête préliminaire

Photo courtoisie

Alors qu’il devait subir son enquête préliminaire, un homme qui planifiait depuis plusieurs années d’agresser sexuellement des enfants avec sa conjointe a choisi d’y renoncer et il a été cité à procès sur l’ensemble des accusations portées contre lui. 

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Depuis maintenant huit mois, Guy Boutin est détenu de façon préventive à la suite de son arrestation qui a été effectuée par les enquêteurs de l’unité contre l’exploitation sexuelle des mineurs (ESM) du Service de police de la ville de Québec.  

En tout, l’homme de 48 ans fait face à 13 chefs d’accusation, notamment de production de pornographie juvénile, contact sexuel, agression sexuelle et bris d’ordonnance.   

Il est également accusé d’avoir «conseillé à un tiers de commettre une infraction de nature criminelle, à savoir une agression et un contact sexuel», et d'avoir planifié avec sa conjointe Julie Blackburn (elle aussi accusée), via un moyen de communication, de commettre des infractions de nature sexuelle sur des mineurs.   

En septembre, le stagiaire de Me Alain Dumas, qui défend Boutin, avait annoncé l’intention de l’accusé d’être jugé «devant juge et jury».  

Toutefois, mardi, Me Dumas a fait savoir à la juge Sandra Rioux qu’il désirait «réopter» pour que l’homme soit jugé devant juge seul.  

Le poursuivant, Me Louis-Philippe Desjardins et Me Dumas ont donc fixé le dossier à la fin de mois de janvier. C’est à ce moment que devraient être connues les dates du procès.  

Enquête du ESM  

Rappelons que c’est en septembre 2020 que les policiers ont ouvert une enquête concernant Boutin.  

À la suite de son arrestation, et après avoir fouillé ses appareils de communication, les policiers se sont aperçus que l’homme et sa conjointe planifiaient depuis des années de garder des enfants pour ensuite les agresser sexuellement.   

Blackburn, qui est elle aussi détenue, reviendra devant le tribunal mercredi.   

La femme de 33 ans est accusée d'avoir produit, possédé et transmis de la pornographie juvénile.   

Le ministère public a également déposé, à son encontre, une accusation de bestialité.

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