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Le variant Omicron présent en Nouvelle-Écosse à la mi-novembre

Halifax, Nova Scotia city center

Photo stock.adobe.com (hstiver)

De nouvelles données prouvent la présence du variant Omicron dans les eaux usées de Nouvelle-Écosse avant même qu’il ne soit identifié en Afrique du Sud, a rapporté le National Post lundi. 

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Dans un courriel envoyé au média, le professeur et directeur du Centre d’études des ressources d’eau de l’Université de Dalhousie, Graham Gagnon, a confirmé que «[son] équipe a détecté Omicron, rétrospectivement, dans les eaux usées de la Nouvelle-Écosse à la mi-novembre». Il a ajouté que lui et son équipe auront de plus amples informations bientôt.

Rappelons que le premier cas d’Omicron détecté dans la province maritime a été recensé le 13 décembre dernier, soit seulement quelques semaines après son apparition en Afrique du Sud, le 24 novembre.

L’équipe de chercheurs teste les eaux usées des quatre principales usines de traitement de la province depuis décembre 2020. Elle a aussi testé celles des résidences étudiantes du campus de Dalhousie.

Mark Servos, professeur et chercheur au département de biologie de l’Université de Waterloo, estime que ce type de recherche pourrait devenir un outil crucial dans la détection de la COVID-19 dans les prochains mois alors que l’accès aux tests PCR est de plus en plus limité. Son laboratoire surveille, actuellement, les eaux usées dans les régions de Peel, York et Waterloo en Ontario.

«Alors qu’Omicron continu [de se propager], les eaux usées vont réagir en augmentant ou en descendant et c’est ce qui va aider à informer les politiciens», a expliqué M. Servos.

Le chercheur explique que son équipe a été capable de voir la rapidité avec laquelle chaque variant est devenu dominant dans la province. «Alpha a pris quelques mois pour prendre le dessus, Delta a pris un mois et demi et Omicron a pris presque deux semaines», a-t-il précisé.

Arrêt des subventions au Québec 

Au Québec, le projet CentrEau-COVID dirigé par des chercheurs de la Polytechnique et de l’Université McGill testait les eaux usées des régions de Montréal et Québec, mais Santé Québec a décidé d’arrêter de le subventionner, alors que le variant Omicron faisait son apparition dans la belle province.

Selon un des coordonnateurs, Dominic Frigon, le projet était en marche durant la troisième vague de la pandémie alors que le nombre de cas à Montréal ne changeait pas drastiquement. 

Cependant, dans la ville de Québec, le nombre de cas augmentait rapidement et les recherches le démontraient. «Parce que les données étaient relativement nouvelles, nous avions de la difficulté à expliquer leur pertinence à la Santé Publique», a expliqué M. Frigon en ajoutant qu’on aurait une meilleure image de la situation pandémique au Québec si les chercheurs pouvaient encore tester les eaux usées.

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