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Explosion des demandes aux Banques alimentaires du Québec

Les Banques alimentaires de la province font face à une explosion fracassante des demandes d’aides depuis le début de l’année.

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«Les mois après Noël, donc janvier, février, mars sont des mois où la demande est plus grande», a expliqué Sophie Lajoie, directrice générale chez Moisson Rimouski-Neigette, un organisme du Bas-Saint-Laurent.

Les demandes d’aides ont grimpé de 21 % à l’échelle de la province. À Rimouski, le chiffre se situe à 50 %. Les réserves se vident aussi rapidement qu’elles arrivent, et la pénurie de main-d’œuvre est loin de rendre la tâche facile.

«Ça peut mettre les banques alimentaires à risque», a confirmé le directeur général de Banques alimentaires du Québec, Martin Munger

Depuis le début de la pandémie, le portrait des bénéficiaires a bien changé. En plus des personnes âgées, plus vulnérables vivant seules, on y retrouve des travailleurs et même des étudiants.

Même si un apport financier et en denrées plus constant est souhaité, les moissons gardent espoir. Parce que l’élan de générosité qu’ont démontré les Québécois depuis les 22 derniers mois a permis à bien des familles de garder la tête hors de l’eau.

Les organismes Moissons invitent les gens qui commencent à vivre de l’insécurité alimentaire à ne pas attendre avant de demander de l’aide.

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