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Le fondateur de Sunwing traite les fêtards du vol en folie d’imbéciles

Colin Hunter est né à Mumbai, en Inde, où il a grandi. L’octogénaire, un vieux routier de l’industrie du voyage, a fondé Sunwing en 2005.

Photo d'archives, Agence QMI

Colin Hunter est né à Mumbai, en Inde, où il a grandi. L’octogénaire, un vieux routier de l’industrie du voyage, a fondé Sunwing en 2005.

Il fallait être « imbécile » pour ne pas savoir qu’il était inacceptable de festoyer comme l’ont fait les passagers du fameux vol du 30 décembre vers Cancún, soutient le fondateur de Sunwing, Colin Hunter.

« Dans combien d’avions pouvez-vous monter où il est permis de fumer et de ne pas porter votre masque ? », lance l’entrepreneur octogénaire au cours d’un entretien téléphonique avec Le Journal.

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« Quiconque dit qu’il ne connaissait pas les règles doit être un imbécile qui vit sous une taupinière », ajoute-t-il avec sa verve habituelle.

Attention indésirable  

Plus tôt cette semaine, le courtier en aviation d’affaires qui a aidé James William Awad à trouver un avion pour son désormais célèbre périple a confié au Journal qu’à son avis, les règles en vigueur sur le vol n’étaient pas assez claires.

« S’ils n’avaient pas été assez stupides pour mettre ça sur les médias sociaux, personne n’aurait été au courant et ils auraient pu passer un bon moment et vivre heureux par la suite. En mettant ça sur les médias sociaux, ç’a attiré l’attention de tout le monde, de Transports Canada au premier ministre du Canada, qui devrait avoir mieux à faire », estime Colin Hunter.

 Écoutez Yves Daoust, directeur de la section Argent du journal de Montréal et du Journal de Québec, sur QUB radio :

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L’homme d’affaires précise que Sunwing n’a pas traité directement avec M. Awad pour le nolisement de l’appareil. Le courtier a envoyé le jeune homme à l’entreprise québécoise Chrono Aviation, laquelle a fait appel à Sunwing pour le vol. Cette dernière n’a pas fait de vérifications particulières sur James William Awad.

« Si quelqu’un verse le dépôt, vous leur donnez l’avion, explique le fondateur et actionnaire majoritaire de Sunwing. Je ne pense pas que, normalement, nous effectuons de vérifications des antécédents des gens qui réservent un avion. Il n’y a pas de raison de le faire. »

Pas inquiet des répercussions  

Le vieux routier de l’industrie du voyage ne s’inquiète pas des répercussions de ce vol retentissant pour Sunwing.

« Je ne pense pas que notre réputation en a souffert, affirme-t-il. C’est un vol nolisé qui s’est retrouvé hors de contrôle. Vous savez, des choses de ce genre peuvent arriver. Vous ne pouvez pas vous attendre à ce que quatre agents de bord gardent le contrôle de 140 personnes si elles décident de se saouler et de danser. Nous n’avons pas d’armes dans l’avion pour forcer les gens à regagner leurs sièges ! »

Des nuances apportées  

Il y a quelques jours, Colin Hunter a déclaré à La Presse qu’il aurait coûté « très cher » de faire atterrir l’avion en urgence – des propos qui ont fait sourciller.

« Cette décision relève habituellement du commandant. J’ai fait des suppositions, c’est tout », se défend M. Hunter.

Ce dernier détient 51 % des actions et 75 % des droits de vote de Sunwing, tandis que le géant allemand du tourisme TUI possède 49 % des actions et 25 % des droits de vote de l’entreprise.

Joint par Le Journal, un porte-parole de TUI n’a pas souhaité commenter cette affaire, qui a fait le tour du monde.

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