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Les conséquences du délestage

Le délestage dans les hôpitaux à de réelles conséquences pour de nombreux patients comme Josée Lamy, une femme de Trois-Rivières qui attend depuis près de deux ans pour une chirurgie aux hanches.

Depuis février 2020, Mme Lamy doit patienter avec une douleur omniprésente, alors qu’un geste aussi banal que mettre ses bottes peut prendre de très longues minutes.

«C'est comme si tu avais une pelote à épingles. Chaque fois que tu te déplaces, t'en as une qui te rentre à quelques part. Pis si tu te penches, ben là, elle rentre comme il faut», a illustré la patiente en entrevue avec TVA Nouvelles.

C'est sans compter les nombreuses chutes qu'elle accumule et qui risquent constamment d'aggraver sa situation. «Je me suis brisé le bassin, je me suis brisé la colonne», a énuméré Mme Lamy.

Écoutez l’entrevue Dr Mathieu Simon, chef des soins intensifs de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec:

Mais voilà : l'attente s'éternise en raison du délestage lié à la pandémie. Présentement, plus de 50 % des lits d'hospitalisation sont occupés par des non-vaccinés qui ont contracté la COVID-19. Si ces lits étaient libérés, Mme Lamy pourrait espérer l'appel tant attendu, elle qui aurait déjà dû être opérée depuis l’été 2020.

«Allez-vous faire vacciner qu'on en finisse ! Tant qu'il va en rester des non-vaccinés, les hôpitaux vont être plein!», a déploré la femme.

Malheureusement pour Mme Lamy, les chirurgies orthopédiques sont parmi les premières à écoper puisque même si un genou ou une hanche ne sont pas opérés rapidement, l'état du patient ne sera pas détérioré dans six mois.

Maintenant que la Mauricie a atteint le niveau 4 de délestage, jusqu'à 80 % des chirurgies pourraient être reportées.

Chaque jour, des décisions très difficiles sont prises, même en oncologie, au grand dam de Daniel Raynaud de la Société canadienne du cancer.

«Nous, ce qu'on pense, c'est que tout devrait être mis en oeuvre pour que les opérations liées au cancer soient prioritaires pendant cette période difficile», a-t-il commenté.

Écoutez l'entrevue de Sophie Durocher avec Dre Amélie Boisclair sur QUB radio :

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