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Montréal: l’opposition veut un moratoire sur la fermeture des postes de quartier

Abdelhaq Sari, porte-parole de l’opposition en matière de sécurité publique

Photo d'archives, Agence QMI

Abdelhaq Sari, porte-parole de l’opposition en matière de sécurité publique

L’idée soulevée par le chef de police de fermer des postes de quartier (PDQ) à Montréal indigne l’opposition officielle, qui demande un moratoire sur la question.

«On est dans un contexte de recrudescence de violence, a rappelé Abdelhaq Sari, porte-parole de l’opposition en matière de sécurité publique. Présentement, les citoyens ont besoin d’être rassurés».

En décembre 2020, le conseil municipal avait adopté, à l’unanimité, une motion qui imposait notamment un moratoire sur toute décision de fermer, de fusionner ou d’intégrer des postes de quartier. Elle statuait également que la Commission de la sécurité publique tiendrait des consultations publiques avant de procéder à des modifications touchant le nombre de PDQ et leur emplacement.

Pour M. Sari, l’administration Plante renierait ses engagements passés. «Nous déposerons une autre motion au conseil municipal [le 24 janvier prochain] pour qu’elle respecte la décision qui a été prise», a-t-il révélé.

Il s’indigne que l’idée surgisse maintenant, alors qu’elle germait depuis quelque temps au sein du SPVM. Pour lui, elle aurait plutôt dû être débattue au cours des élections.

«Il y a deux possibilités : soit que l’administration était déjà au courant et qu’elle a caché de l’information depuis des mois, ou soit qu’elle l’a appris en même temps que nous. Dans les deux cas, c’est grave: ça démontre un sérieux manque de transparence, ou de compétence», s’est-il indigné.

Pour rappel, la semaine dernière, lors de la Commission sur les finances et l’administration, le directeur du Service de police de la Ville de Montréal, Sylvain Caron, avait évoqué l’idée de réduire le nombre de postes de quartier présent à travers la métropole. Il expliquait que cela permettrait d’envoyer davantage de policiers sur la route.

Mardi, en mêlée de presse, la mairesse Valérie Plante avait dit qu’elle voyait cela d’un «bon œil».

«Ce que je trouve intéressant, c’est que le chef de police amène des solutions pour maximiser et réfléchir les services de police et voir comment ils peuvent être plus efficaces. Comment on s’assure que partout à travers l’île, on se sente en sécurité», a-t-elle expliqué.

La mairesse a également promis que ce ne serait pas le genre de décision qui serait «prise sur le bord d’une table» et que la Ville ferait des consultations à ce propos.

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