/news/coronavirus

«Délestage» envisagé dans les écoles québécoises

En raison d’un «très grand nombre» d’absences anticipé dans le réseau scolaire, Québec suggère aux écoles d’avoir recours à des «parents volontaires» pour surveiller des groupes d’élèves et envisage le «délestage» de certains services. 

Le ministère de l’Éducation a fait parvenir jeudi au réseau scolaire des «lignes directrices» sur lesquelles les centres de services scolaires et les écoles privées doivent se baser pour élaborer un «plan de contingence», alors que le retour en classe a été confirmé pour le lundi 17 janvier.  

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus

Le «très grand nombre» d’absences anticipé par Québec en raison du virus pourrait «potentiellement mener à des bris de services dans certains milieux ou compromettre le maintien des services de garde tels qu’ils sont», peut-on lire. 

«L’objectif est de garder les élèves présents à l’école de façon sécuritaire, malgré le taux élevé d’absentéisme anticipé chez le personnel scolaire», indique-t-on. 

Les écoles sont invitées à identifier des «personnes-ressources» qui pourraient être appelées en renfort au besoin, comme des «parents volontaires aptes à soutenir les élèves en classe dans leurs apprentissages durant l’absence physique de l’enseignant». 

Écoutez l’entrevue de Benoit Dutrizac avec Éric Gingras, Président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) sur QUB radio :

«Délestage»   

Les écoles doivent aussi identifier les élèves à soutenir en priorité (ex : ceux en difficulté, les élèves du premier cycle avant ceux du troisième cycle) ainsi que les services complémentaires qui peuvent être temporairement suspendus, comme les services «d’orthopédagogie, d’orthophonie, de soutien pédagogique». 

Des profs, comme les enseignants-ressources, pourraient aussi être libérés de certaines tâches d’accompagnement des élèves «dans le but de procéder à un éventuel délestage», peut-on lire. 

Cette opération de «délestage» ne vise toutefois que les «services complémentaires. Aucune matière ne devrait être retirée de la grille-horaire des élèves, précise-t-on. 

Le réseau scolaire doit aussi analyser la possibilité qu’un enseignant s’occupe de deux groupes d’élèves différents en même temps, avec l’aide d’un autre membre du personnel qui se déplacerait d’un local à l’autre. 

Un enseignant en isolement pourrait aussi donner ses cours à distance à des élèves en classe, qui seraient alors supervisés par un autre adulte. 

Écoutez la chronique de Sylvain Dancause, enseignant de mathématiques et de sciences au secondaire:

L’enseignement à distance «pour l’ensemble de la classe si nécessaire» serait réservé à des «situations exceptionnelles». 

Dans les services de garde, des parents pourraient aussi être appelés à prendre en charge des groupes et les heures d’ouverture pourraient être réduites. 

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, doit faire le point sur la rentrée scolaire lors d’un point de presse prévu à 15h cet après-midi. 

Écoutez l'entrevue de Mario Dumont avec Sylvain Martel, président du comité de parents de Laval sur QUB Radio: 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.