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Omicron à Montréal: le pic aurait été atteint, ou sur le point de l'être

Malgré une situation épidémiologique fragile, un nombre de décès et d’hospitalisations élevé, Montréal pourrait avoir atteint le pic des cas de COVID-19 et d’hospitalisations selon les nouvelles simulations de l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) et de l’Université Laval.

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Selon leurs modélisations, qui se basent sur les mesures sanitaires actuelles, dont la fermeture des écoles, les pics des cas et des nouvelles hospitalisations auraient été atteints ou seraient atteints d’ici le 17 janvier. 

«Dans la moitié des simulations, les cas et les nouvelles hospitalisations pourraient avoir déjà atteint leur sommet ou l’atteindre d’ici quelques jours. Pour l’autre moitié des simulations, les cas et les nouvelles hospitalisations pourraient continuer d’augmenter encore quelques jours ou semaines. À défaut de données sur les cas, les données d’hospitalisations incidentes des prochains jours permettront de mieux comprendre la trajectoire de l’épidémie», indique l’INSPQ par communiqué. 

Les simulations montrent dans un scénario pessimiste que le retour à l’école en janvier pourrait retarder le pic des cas. 

«En ce sens, un suivi de la transmission chez les jeunes au moment du retour à l’école est primordial pour mieux anticiper l’évolution de l’épidémie dans les prochaines semaines et le risque de percolation vers des groupes plus vulnérables », indique Éric Litvak, vice-président aux affaires scientifiques à l’INSPQ.

À l’heure actuelle, il existe plusieurs incertitudes concernant Omicron et sa sévérité : quel est le risque de décès par cas, quel est le rythme de la vaccination, l’adhésion de la population aux mesures sanitaires, et les conséquences du retour à l’école. 

Les projections doivent être lues en fonction de ces nombreuses incertitudes. 

«Étant donné la transmission communautaire très élevée, la situation demeure fragile même si un ralentissement de la croissance des cas et des hospitalisations pourrait se produire prochainement », dit Marc Brisson, chercheur au Groupe de recherche en modélisation mathématique et en économie de la santé liée aux maladies infectieuses de l’Université Laval.

L’INSPQ fait savoir qu’il faudra trouver des moyens afin de suivre la transmission chez les jeunes lors du retour à l’école, afin d’anticiper une hausse des cas, notamment vers les personnes plus vulnérables. 

Pour consulter les projections.

Écoutez l’entrevue de Benoit Dutrizac avec Gaston De Serres, médecin épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec, membre du Comité sur l'immunisation du Québec sur QUB radio :

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