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Retour à l’école : des enseignants sur leurs gardes en Estrie

Le syndicat de l'enseignement de l'Estrie est mitigé face au retour en classe des jeunes du primaire et du secondaire le 17 janvier prochain.

S'il reconnait que la matière sera beaucoup plus facile à enseigner en présentiel et que les jeunes pourront à nouveau socialiser, il s'inquiète de la santé et de la sécurité du personnel.

«On peut penser aux masques N95 que les enseignants ont demandés et qu'ils n'ont pas pu avoir», rappelle le président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie, Richard Bergevin.

«Il serait peut-être important que les enseignants et les enseignantes qui le souhaitent puissent en avoir dans leurs classes», ajoute-t-il.

En point de presse jeudi après-midi, le nouveau directeur national de la Santé publique, Luc Boileau, a pourtant réitéré que les N95 n'étaient pas nécessaires dans les classes.

Par ailleurs, la qualité de l'air inquiète aussi le personnel.

«On peut penser au purificateur d'air et au détecteur de CO2. Le détecteur de CO2, il faut se le rappeler, n'est peut-être pas une solution, mais c'est quand même un moyen de détecter là où il y a des problèmes» explique M. Bergevin.

La main d'œuvre est également un enjeu qui inquiète en Estrie.

Au Centre de services scolaires de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS), on s'affaire d'ailleurs à vérifier combien de membres du personnel seront absents à cause de la COVID-19 lundi prochain.

Jusqu'à maintenant, le CSSRS estime qu'une cinquantaine d'employés, sur les plus de 3 000 que compte le centre de services scolaires, serons absents lundi, à moins que d'autres ne doivent s'isoler d'ici là.

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