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Message d’espoir de la mère de Norah et Romy

Amélie Lemieux a communiqué vendredi, par la voie des réseaux sociaux, ses condoléances à la mère qui a perdu ses deux garçons dans une explosion à Jonquière, en début de semaine. Sur la photo, la police sur les lieux du drame, le 10 janvier.

Photo Agence QMI, Roger Gagnon

Amélie Lemieux a communiqué vendredi, par la voie des réseaux sociaux, ses condoléances à la mère qui a perdu ses deux garçons dans une explosion à Jonquière, en début de semaine. Sur la photo, la police sur les lieux du drame, le 10 janvier.

Bouleversée par le double infanticide survenu au Saguenay, Amélie Lemieux, mère des fillettes Carpentier, s’est adressée au moyen d’une vidéo vendredi à la mère des deux jeunes victimes en espérant lui apporter un peu de réconfort.

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Par-dessus tout, « ce qui est dur à comprendre et ce qu’il faut qu’elle sache, c’est qu’elle n’est pas responsable », confie en entrevue avec Le Journal Mme Lemieux, qui a elle-même perdu ses filles, Norah et Romy, il y a dix-huit mois dans un drame qui a ébranlé tout le Québec.

« On se sent tout le temps responsable, on se dit : “je n’aurais jamais dû le quitter, je n’aurais jamais dû partir, je n’aurais jamais dû laisser les enfants, comment ça, je n’ai pas vu ça” [...] on pense que c’est de notre faute, mais ce ne l’est pas », souligne-t-elle.

« Vivre chaque émotion »

« Prends le temps de vivre chaque émotion que tu vas ressentir. Tu as le droit de crier, de hurler, de pleurer, d’envoyer promener la vie, t’as le droit de l’envoyer promener lui aussi, mais tu as aussi le droit de vivre », affirme-t-elle dans la vidéo qu’elle a diffusée sur les réseaux sociaux.

Félix, deux ans, et son frère, Édouard, six mois, sont décédés dans la déflagration qui est survenue lundi dans une résidence de Jonquière. La Sûreté du Québec suspecte un geste délibéré du père, qui a aussi péri dans l’explosion.

Cet événement a replongé Amélie Lemieux dans les souvenirs déchirants de l’été 2020, alors que son ex-conjoint s’est tué après avoir enlevé la vie de ses filles dans un boisé de Saint-Apollinaire.

Si elle se souvient de la douleur « inhumaine » et du « vide » qu’elle a ressentis, Mme Lemieux témoigne aujourd’hui qu’il est possible de redonner un sens à la vie si l’on sait bien s’entourer.

« Oui, il y a un espoir, oui, il y a des moments qu’on est capables de le faire [de vivre des moments de joie] », affirme-t-elle.

Long cheminement

Selon Josée Masson, fondatrice et présidente de l’organisme Deuil-Jeunesse, les proches des trois victimes de l’explosion à Arvida s’engagent dans un long cheminement, mais doivent garder espoir.

« Je leur souhaite qu’ils sachent reconnaître leurs besoins et l’expri-mer au moment où ça vient, pour pouvoir tranquillement retrouver des petites zones de mieux-être », dit-elle.

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