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Mesures sanitaires: 7e et 8e condamnations pour Amalega Bitondo

francois amalega bitondo

Photo Michaël Nguyen

Les condamnations s’accumulent pour le complotiste François Amalega Bitondo qui vient d’être condamné une 7e et une 8e fois pour avoir fait fi des mesures sanitaires, même s’il affirme qu’il ne payera jamais ses amendes.  

« Payer n’est pas une option... La prison serait l’idéal, sinon je pourrais faire des travaux compensatoires si c’est pour enseigner à des enfants à l’école. Pour ça, je serais volontaire », a dit l’antimasque au Journal, ce matin devant le palais de justice de Montréal.

C’est qu’Amalega était encore de retour en cour ce vendredi pour « contester » des amendes de 1500 $ reçues pour avoir brisé le couvre-feu en janvier 2021. Sauf qu’il savait très bien qu’il ne pourrait pas entrer dans l’édifice, puisqu’il refuse de se plier aux règles qui imposent le couvre-visage à l’intérieur. 

Procès sans lui

Et s’il a tenté de se placer en victime, le juge de paix, en son absence, a rappelé qu’il aurait très bien pu prendre des mesures pour être présent en virtuel à son procès.

« Le tribunal a déjà procédé avec des défendeurs via la plateforme Teams, a expliqué le juge de paix Pierre-David Cyr. Il sait qu’il peut demander une telle comparution, mais il a préféré refuser de venir. »

Le procès s’est donc déroulé sans Amalega Bitondo. Un policier a ainsi témoigné avoir arrêté le contrevenant le 9 janvier 2021 lors d’une manifestation contre le couvre-feu qui entrait en vigueur ce soir-là.

« Il n’était pas coopératif, il ne voulait pas s’identifier, il s’est couché à terre », a expliqué l’agent.

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Photo d'Archives AGENCE QMI

  

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Condamnations à la chaîne

L’audience a duré 12 minutes, se soldant par la condamnation du complotiste à payer l’amende de 1000 $, plus les frais d’environ 500 $.

Et cet après-midi, Amalega devait être de retour pour un autre procès, cette fois pour avoir brisé le couvre-feu le 17 janvier 2021. N’ayant donné aucune nouvelle au tribunal, il a encore été condamné après le témoignage d’un policier.

Depuis le début de la pandémie, Amalega a accumulé plus de 60 000 $ de contraventions. 

Mais même s’il les conteste, ses efforts sont à ce jour totalement vains puisqu’il a déjà accumulé huit condamnations pour non-respect de la Loi sur la santé publique. 

À ce jour, il n’en a payé aucune et pourrait commencer à faire face à des répercussions puisque dans un des dossiers, le délai de 90 jours pour payer est dépassé.

Saint-Valentin au poste

Selon la preuve dans celui-ci, il s’agissait d’une amende pour avoir brisé le couvre-feu le soir de la Saint-Valentin 2021. Fait à noter, c’est Amalega Bitondo lui-même qui s’était présenté au poste pour se dénoncer.

« Il désirait être détenu, peut-on lire dans le rapport. Il compare les mesures sanitaires au régime d’Hitler. »

Son vœu n’avait pas été exaucé, puisqu’il avait plutôt reçu une contravention de 1500 $.

« Le défendeur a ensuite accepté de marcher jusqu’à chez lui », indique le document de cour.

Dans ce dossier, si Amalega Bitondo s’obstine à refuser de payer, le percepteur des amendes pourrait lui donner des chances de se revirer de bord. S’il continue de refuser, le contrevenant peut demander à faire des travaux compensatoires. Or, il serait étonnant que le complotiste soit autorisé à « payer » en allant enseigner aux enfants à bafouer les règles sanitaires.

En dernier recours, il devra faire de la prison, ce qui lui convient parfaitement, selon ce qu’il clame haut et fort.