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Explosion à Ottawa: peu de chance d’avoir survécu

La police d’Ottawa a perdu espoir de trouver des survivants parmi les débris de l’explosion d’un bâtiment commercial survenue jeudi en début d’après-midi, tandis que cinq personnes manquaient toujours à l’appel, vendredi. 

« Les efforts de récupération et d’enquête sont en cours sur les lieux. Le site étant lourdement endommagé [...] on ne croit pas à la possibilité de retrouver des survivants », a indiqué vendredi l’inspecteur Frank D’Aoust, porte-parole pour la police d’Ottawa, au quotidien anglophone Ottawa Citizen

Dans la journée, la police et les services d’urgence tentaient toujours de localiser quatre hommes et une femme portés disparus depuis jeudi.

Ces derniers se trouvaient vraisemblablement dans le bâtiment de la compagnie ​​Eastway Tank, un manufacturier de camions-citernes, au moment de l’explosion sur le chemin Merivale, à Nepean, en Ontario.

Trois hommes ont quant à eux été transportés en centre hospitalier jeudi et l’un d’entre eux a succombé à ses blessures vendredi matin. Le second reposait toujours dans un état stable, mais sérieux, vendredi soir, tandis que le troisième a eu son congé de l’hôpital durant la journée.

Détresse chez les familles

Après 24 heures d’angoisses, la nouvelle a été dure à avaler pour les familles toujours en attente, qui espéraient un meilleur dénouement pour leurs proches disparus.

« On espère toujours que le membre de notre famille n’était pas à l’intérieur, qu’il était parti faire des commissions [au moment de l’explosion]. Lorsqu’on a partagé cette nouvelle avec les membres des familles, il y a eu toute une gamme d’émotions et on peut comprendre la détresse », s’est désolée une autre porte-parole de la police d’Ottawa en entrevue avec TVA Nouvelles.  

« Bye, bonne journée. Je t’aime. »

La veuve du travailleur Richard Bastien, 57 ans, qui est décédé des suites de l’explosion, peinait à réaliser l’ampleur du drame, vendredi. 

Une des victimes, Richard Bastien, 57 ans, avec sa conjointe Louise Martel.

Capture d’écran, TVA Nouvelles

Une des victimes, Richard Bastien, 57 ans, avec sa conjointe Louise Martel.

« J’ai comme l’impression qu’il va apparaître dans la porte, mais je sais que dans le fond, il est parti. Le matin, il m’a dit “Bye, bonne journée. Je t’aime.” Et le soir, il n’est pas là », a soufflé Louise Martel dans une entrevue crève-cœur avec TVA Nouvelles. 

Elle rapporte que son conjoint avait soulevé à plusieurs reprises des inquiétudes quant à la sécurité de son lieu de travail. 

Un bâtiment de la compagnie Eastway Tank a été soufflé par une explosion jeudi à Nepean, près d’Ottawa.

Photo Agence QMI, André Paquette Hélicoptère TVA

Un bâtiment de la compagnie Eastway Tank a été soufflé par une explosion jeudi à Nepean, près d’Ottawa.

Peur d’aller travailler 

« Il avait des craintes d’aller travailler parce qu’il savait que c’était une place dangereuse. Il me l’a toujours dit. “Il y a quelqu’un qui va mourir.” Et c’est lui qui est mort. J’ose croire qu’il n’a pas souffert, je l’espère de tout cœur », a-t-elle poursuivi au téléphone, la gorge nouée.

Des équipes d’urgence tentaient encore de localiser des travailleurs parmi les débris, vendredi.

Capture d’écran, TVA Nouvelles

Des équipes d’urgence tentaient encore de localiser des travailleurs parmi les débris, vendredi.

« Je suis complètement dévasté », a quant à lui souligné le président de l’entreprise, Neil Greene, dans un communiqué rapporté par des médias locaux. Il promet de faire la lumière sur le drame. 

L’enquête se poursuit pour tenter de comprendre l’origine de l’explosion qui selon toute vraisemblance aurait coûté la vie à six personnes.

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