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Retour en classe: les écoles tiennent le coup ailleurs au Canada

Les élèves de l’Ontario et du Québec retourneront sur les bancs de l’école lundi, une semaine après ceux de la Colombie-Britannique où Omicron ne semble pas avoir réussi à faire dérailler le système scolaire.

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« Fondamentalement, on s’en va vers le Far West », a résumé Erica Potter, enseignante à Ottawa. 

Comme beaucoup, elle s’inquiète du fait que l’Ontario, comme le Québec, ait décidé de ne plus dénombrer les cas positifs de COVID-19 dans les écoles. Les directions ontariennes devront désormais aviser la Santé publique quand elles dénombreront 30 % ou plus d’absentéisme.

La Colombie-Britannique ne dénombre plus non plus les cas en milieu scolaire, mais fait enquête quand il y a 10 % d’absentéisme dans une école. Et, comme le feront ceux du Québec, les enseignants de l’Ouest sont retournés en classe le 10 janvier sans masques N95.

Si la Colombie-Britannique a répondu manquer de fonds pour fournir ces coûteux masques, l’Ontario n’a pas hésité à délier très grand les cordons de la bourse.

En plus de fournir des N95 à tous ses enseignants, la province a consacré 600 millions $ à la ventilation des classes. Tous les élèves ontariens recevront aussi deux tests rapides à l’école, dès lundi.

Rien de tel en Colombie-Britannique où les élèves et leurs enseignants sont en fait retournés en classe après une semaine de congé supplémentaire, dans des conditions quasi identiques à celles de décembre.

Les écoles sont sûres  

La médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, maintient que les écoles sont « l’endroit le plus sûr pour nos enfants », sont « essentielles », et ne sont pas « une source majeure de transmission » du virus.

Comme au Québec, les fermetures d’école y ont été limitées depuis le début de la pandémie. L’Ontario, en revanche, est la juridiction du pays où elles ont été fermées le plus longtemps : 27 semaines depuis mars 2020.

Pour le moment, les écoles de Colombie-Britannique semblent tenir le coup dans la tempête : seulement deux ont dû fermer leurs portes temporairement cette semaine par manque de personnel et la transmission du virus décline, d’après les modélisations présentées par la Dre Henry hier.

Vaccination obligatoire  

Pour la suite, la province envisage d’imposer la vaccination obligatoire à davantage de professions. Les dentistes et les massothérapeutes pourraient être les prochains sur la liste.

Une commission scolaire de la région de Vancouver l’a déjà imposée à ses enseignants et à son personnel et plusieurs autres envisagent de l’imiter.

En Ontario, les enseignants sont déjà tenus d’être vaccinés depuis l’automne et le débat commence à poindre quant à l’immunisation des écoliers. Ceux-ci doivent déjà être vaccinés contre la polio, la rubéole, le tétanos, la diphtérie, la rougeole et les oreillons pour fréquenter l’école.

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