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Vaccination obligatoire pour les camionneurs à partir de samedi

Dès samedi, les camionneurs canadiens qui ne sont pas adéquatement vaccinés devront se faire dépister à l’entrée et au jour 8 après leur retour au pays, tout en respectant la quarantaine. 

«Les camionneurs canadiens non vaccinés devront répondre aux exigences de dépistage avant leur arrivée, à l'arrivée et au jour 8, et de quarantaine», a partagé jeudi l'Agence de la santé publique du Canada.

Si l’entrée au pays ne peut pas être refusée aux camionneurs canadiens non vaccinés en vertu de la loi, la situation est différente pour les camionneurs étrangers.

La santé publique a annoncé qu'à compter de samedi «les ressortissants étrangers camionneurs non vaccinés ou partiellement vaccinés qui arrivent au Canada en provenance des États-Unis par voie terrestre seront renvoyés aux États-Unis».

«La décision définitive portant sur l'entrée au pays et sur la quarantaine de l'individu revient au représentant du gouvernement en poste au point d'entrée, selon les renseignements qu'on lui présente», a tout de fois précisé l’agence.

Le gouvernement fédéral ira bel et bien de l’avant avec l’obligation vaccinale pour les camionneurs contrairement aux informations «erronées» véhiculées par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) mercredi soir.

Des organisations liées à l’industrie du camionnage, dont l’Association du camionnage du Québec (ACQ), avaient reçu une information erronée de l’ASFC selon laquelle Ottawa avait accordé un délai d’une semaine pour donner de l’«oxygène» à l’industrie, d’où la confusion.

Son PDG, Marc Cadieux, s’est dit «déçu que le gouvernement ait créé de la confusion à un moment où l’industrie est fragile». «On n’avait pas besoin de ça», a-t-il dit.

En entrevue, M. Cadieux a affirmé qu’il avait appris que le gouvernement maintenait la politique à travers les médias, et que personne à Ottawa n’avait contacté l’ACQ au cours de la journée pour corriger le tir.

Une source au gouvernement a indiqué que la note envoyée n’avait pas été vérifiée par les bureaux des ministères concernés et qu’elle aurait même pu être envoyée par erreur.

Les ministres de la Santé, des Transports et de la Sécurité publique ont clarifié la situation dans un communiqué conjoint jeudi après-midi. «Les renseignements partagés [mercredi] étaient erronés. Nos équipes ont communiqué avec des représentants de l’industrie pour s’assurer qu’ils ont les bons renseignements», ont-ils écrit.

La politique avait été annoncée le 19 novembre dernier.

Le gouvernement et l’industrie estiment que le taux de camionneurs qui ne sont pas adéquatement vaccinés varie entre 10 % et 15 %.

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