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Froid extrême et pandémie: une «vraie tempête» à gérer en itinérance

Plusieurs intervenants du milieu craignent la mort de personnes en situation d’itinérance qui ne pourront trouver un refuge alors que la province connaît des froids extrêmes et s’apprête à être frappée par une tempête de neige dimanche soir. 

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Les éclosions de COVID-19 qui surviennent dans plusieurs refuges de la métropole font en sorte que le nombre d’itinérants qui peuvent être accueillis est limité. 

L’ouverture du stade de soccer, jeudi, pour accueillir 300 personnes en situation d’itinérance déclarées positifs à la COVID-19 ne suffit pas, déplorent plusieurs organismes. 

«C’est très serré. Les organismes et les instances, tout le monde fait son possible. Mais avec le sous-investissement qui a été fait dans les services d’urgence et avec les grands froids qui nous obligent moralement à faire rentrer autant de personnes possibles et avec la pandémie qui fait en sorte que nous avons les éclosions, et qu’il faut donc fermer les nouvelles admissions, ça fait en sorte qu’on a à gérer une vraie tempête», soutient James Hughes, président et chef de la direction de la Mission Old Brewery. 

Bien que plusieurs centres sont ouverts 24 heures sur 24 en cette période de froid les organismes décrient le manque de prévisibilité. 

«Pour les personnes en situation d'itinérance, il faut des solutions plus à long terme, des solutions de logement, d'accompagnement. C'est difficile. On est toujours en train de gérer ça comme une urgence, d'éteindre un feu à droite, à gauche», confie Heather Johnston, directrice générale de Projets autochtones. 

Pour le PDG de la Mission Bon Accueil, Samuel Watts, «ce n'est pas une question d'avoir plus de lits d'urgence». 

«C'est une question de réforme dans notre système d'accueil et notre système d'offrir un continuum de soins liés à notre réseau de la santé», plaide-t-il.

Les organismes d'aide aux personnes en situation d'itinérance tentent malgré tout de passer au travers l'hiver dans ces conditions difficiles, mais ils ont espoir qu'au printemps, la Ville de Montréal et les différents acteurs du milieu se pencheront enfin sur des solutions plus durables.

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