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Les gyms demandent une réouverture partielle

Grands perdants parmi les commerces de la loterie pandémique, les gyms du Québec ont été fermés pendant 14 des 22 derniers mois. Au-delà des difficultés encourues par nos entreprises, c’est pour nos professionnels et pour nos clients que nous nous inquiétons aujourd’hui. 

D’abord, pour nos professionnels de la santé préventive, eux qui peuvent travailler en se rendant chez des clients privés, mais pas entre les quatre murs bien ventilés des salles de sport; eux qui peuvent se rendre dans huit maisons différentes par jour pour y donner des cours, mais pas recevoir huit clients tour à tour dans un grand espace. Les kinésiologues, par exemple, peuvent pratiquer à l’hôpital ou dans une clinique privée, mais pas dans un gym. Je m’explique mal qu’une machine permettant de réaliser des exercices de réadaptation puisse être utilisée dans une clinique privée, alors que cette même machine, utilisée par le même professionnel, pour prodiguer le même soin ou pour stimuler le même muscle, soit hors d’usage dans un studio de santé.

Cette iniquité doit cesser. Nos professionnels de la santé préventive, qui aident des milliers de Québécoises et Québécois à se tenir loin des hôpitaux, devraient pouvoir avoir accès à leurs espaces de pratique. C’est aussi ça, contribuer à la santé! (#jecontribue - activement)

Notre première demande: permettre aux professionnels d’avoir accès aux lieux et équipements, dans le respect des mesures sanitaires, afin qu’ils puissent aider celles et ceux qui ont besoin d’encadrement, de direction, de réadaptation ou qui souffrent de maladies chroniques et bénéficient de l’activité physique. Les exercices maison, c’est bien, mais c'est incomplet et surtout très monotone à long terme. Nos professionnels doivent figurer sur la liste des emplois essentiels.

Ensuite, pour nos clients; l’OMS parle déjà de l’autre pandémie à venir, celle de la sédentarité. Au Québec, on estime que 30% de la population générale pratique un sport ou fait de l’exercice à un niveau qui lui permet d’en retirer des bénéfices. De ce 30%, la moitié fait le choix du sport extérieur et l’autre choisit l’intérieur: entre les murs de nos salles de sport.

M. Legault, quand vous permettrez de nouveau la pratique sportive intérieure, ne nous oubliez pas. Il est impératif de permettre et d’encourager l’accès à l’activité physique de manière universelle, pour les jeunes et moins jeunes. C’est une question de santé!

Dans le respect des consignes et des protocoles sanitaires en place, nous voulons contribuer à la reprise de saines habitudes de vie. Les membres du Conseil canadien de l’industrie du conditionnement physique, le CCICP, veulent agir en partenariat avec le gouvernement du Québec pour réduire les coûts de notre système de santé, en vue des années à venir.

 Notre bonne foi a été maintes fois démontrée, notamment lorsque vous avez choisi l’un de nos membres pour tester le concept de passeport vaccinal. 

Nous sommes prêts et nous lançons la campagne «Sauve ta santé» pour que les Québécois reprennent le goût de bouger et mettent entre les mains de nos professionnels leurs objectifs et aspirations. Il ne reste plus qu'à leur fournir un endroit pour le faire: un endroit sécuritaire, vaste, bien ventilé et, surtout, regroupant une multitude de professionnels prêts à améliorer activement la vie de la population. M. Legault, aidez-nous à vous aider.

Photo d'archives Stevens LeBlanc

Gabriel Hardy
Au nom du Conseil canadien de l’industrie du conditionnement physique

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