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Offensive pour recruter en garderies: prime annuelle de 3000$ pour ramener des éducatrices retraitées

Québec lance une offensive pour recruter 18 000 éducatrices en garderies et offre même une prime pouvant atteindre 3000$ par an pour les travailleuses de la petite enfance retraitées qui accepteront de revenir prêter main forte au réseau.   

Pour respecter son engagement d’offrir une place en garderie à tous les petits Québécois d’ici quatre ans, le gouvernement Legault doit embaucher en masse des éducatrices supplémentaires. Les ministres Mathieu Lacombe et Jean Boulet ont annoncé lundi une série d’incitatifs pour convaincre jeunes et moins jeunes de choisir cette profession.  

Aux prises avec une grave pénurie de main d’œuvre, Québec tente même de séduire des travailleuses de la petite enfance plus âgées qui ont pris leur retraite. Celles qui accepteront de revenir œuvrer auprès des bambins pourront toucher jusqu’à 3000$ de plus que les employées actuelles. 

Le ministre de la Famille estime que les éducatrices en CPE et en garderie «épuisées» ont besoin de ce renfort après plus d’un an et demi de pandémie. «Les gens ont compris que vous n’êtes pas des personnes qui sont là, relaxes, à boire votre café en surveillant les enfants qui jouent», a-t-il affirmé.  

Et pour convaincre des retraitées de revenir au boulot, il faut être «attractif», plaide Mathieu Lacombe.  «Pour sortir les gens de leur retraite et pouvoir compter sur leur grande expérience, on leur accorde effectivement une prime de 6,6% qui s’ajoute au revenu de retraite qu’elles ont déjà», insiste-t-il.   

Son collègue du Travail et de l’Emploi a précisé que cette prime s’appliquera jusqu’en mars 2023. 

Les étudiantes

Les étudiantes sont aussi dans la mire du gouvernement. Les jeunes qui choisiront la technique d’éducation à l’enfance au collégial seront admissibles à une bourse pouvant atteindre 9000$.  

D’ici 2026, Québec prévoit aussi qualifier 7000 éducatrices déjà à l’emploi d’un service de garde. Un soutien financier sera offert à l’employeur pour libérer la travailleuse afin qu’elle obtienne une attestation d’études collégiales.  

Les personnes sans emploi pourront aussi suivre une formation accélérée de 90 heures afin d’occuper rapidement des emplois de personnel éducateur non qualifié. Elles seront même admissibles à la bonification temporaire du soutien du revenu pour la formation qui permet de toucher une allocation de 475 $ par semaine.

Au total, le gouvernement va allonger près de 300 millions $ pour embaucher et former les éducatrices dont le réseau de la petite enfance a besoin.

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