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Stress financier: les Canadiens plus à l’aise financièrement

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Près de 16 % des Canadiens sont passés d’un stress financier en 2020, à une situation plus confortable malgré les défis économiques liés à la COVID-19, selon un rapport du laboratoire sur le bien-être financier de l’Université Western.

Le rapport publié lundi, montre toutefois qu’il reste difficile de se sortir d’une situation de stress financier, et que gagner plus d’argent peut aider, mais n’engendre pas systématiquement un meilleur bien-être financier.

«Puisque l’épargne, les dépenses et les dettes sont interconnectées, il est sans doute impossible de pleinement comprendre le bien-être financier en les étudiant séparément, a indiqué Adam Metzler, professeur agrégé à l’Université Wilfrid-Laurier. Modifier ses habitudes et devenir à l’aise financièrement est loin d’être simple. Les habitudes sont influencées par des circonstances personnelles et des facteurs extérieurs qui sont hors de notre contrôle.»

Il explique que les Canadiens appartiennent habituellement à l’une des trois catégories suivantes: ceux qui sont «à l’aise financièrement», «ni à l’aise ni stressés» et ceux qui sont «financièrement stressés».

«Le classement de chaque personne dépend d’une variété de facteurs, mais les habitudes d’épargne, les dépenses et les dettes semblent être particulièrement prédictives», a précisé M. Metzler.

Coût du logement

À titre d’obstacles, le coût du logement peut avoir un effet disproportionné sur le bien-être financier. C’est particulièrement vrai à la lumière du boom immobilier actuel: nombreux sont ceux qui ont profité des faibles taux d’intérêt et de la possibilité de travailler à distance pour faire l’achat d’une maison.

Selon le rapport, 29 % des Canadiens «à l’aise financièrement» sont préoccupés par l’endettement lié à leur logement. Parmi eux, 58 % consacrent moins de 30 % de leur revenu mensuel aux frais de logement, alors que 23 % dépensent plus pour le logement que le seuil recommandé par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), qui est fixé à 39 %. Enfin, 66 % des Canadiens «financièrement stressés» dépensent plus de 40 % de leur revenu mensuel en frais de logement.

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