/news/world

EN IMAGES | Les îles Tonga dévastées après l'éruption et le tsunami

Les îles Tonga apparaissent dévastées, avec des pans entiers de l'archipel couverts de cendres et de poussières ou ravagés par un tsunami, montrent de nouvelles images satellitaires publiées mardi sur lesquelles on peut voir le volcan qui a fait éruption samedi dorénavant presqu'entièrement englouti dans l'océan Pacifique.

Les informations restent parcellaires, trois jours après l'éruption, sur l'étendue des dégâts dans ce pays coupé du monde après la rupture du câble le reliant au réseau internet.

• À lire aussi: Les îles Tonga coupées du monde après l’éruption et le tsunami

• À lire aussi: À Tonga, les habitants fuient le tsunami après l'éruption du volcan

• À lire aussi: EN IMAGES | Impressionnante éruption d’un volcan sous-marin dans l’océan Pacifique

La police locale, citée par les autorités néo-zélandaise, a fait état de deux morts dont une Britannique âgée de 50 ans, Angela Glover, emportée par le tsunami après avoir essayé de sauver les chiens de son refuge selon sa famille.

Des images satellitaires publiées mardi par Maxar Technologies montrent une vaste étendue d'eau à l'endroit même où une grande partie du volcan s'élevait au dessus de la mer avant l'éruption.

AFP

Seules deux îles volcaniques relativement petites restent émergées.

En effet, «ce que nous voyions au-dessus de l'eau, et qui est détruit maintenant, ce n'était que la pointe d'un volcan qui avait grandi sur le bord de l'énorme volcan sous-marin», a expliqué Heather Handley, vulcanologue à l'université Monash, en Australie.

Sur des images aériennes, prises la veille par un vol de surveillance de la Nouvelle-Zélande, la côte d'une île est bordée d'arbres passés du vert au gris sous l'effet des retombées volcaniques. On peut aussi voir des immeubles endommagés côtoyer des bâtiments intacts.

AFP

Les cendres volcaniques ont recouvert les champs de l'île, montrent des images d'un avion de patrouille P-8A Poseidon de l'armée australienne.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a expliqué mardi dans un communiqué que son officier de liaison à Tonga, le Dr Yutaro Setoya, assurait la communication entre les agences onusiennes et le gouvernement local.

«Les lignes téléphoniques internationales et la connexion Internet étant toujours en panne, le téléphone satellite du Dr Setoya est l'un des rares moyens d'obtenir des informations», selon l'OMS.

Le responsable «se tient littéralement debout à l'extérieur depuis l'aube jusqu'à tard dans la nuit ces derniers jours pour s'assurer que le téléphone puisse recevoir le signal satellite», a raconté Sean Casey, coordonnateur santé de l'OMS pour le Pacifique.

AFP

L'OMS a ajouté qu'une centaine de maisons avaient été endommagées, dont 50 détruites sur l'île principale de Tonga, Tongatapu.

Les navires HMAS Adelaïde, de la flotte australienne, HMNZS Wellington et HMNZS Aotearoa, de la flotte néo-zélandaise, se tiennent prêts à venir en aide aux Tonga qui se trouvent à trois ou cinq jours de navigation.

En raison du risque de pollution par les résidus volcaniques, la Croix-Rouge a annoncé l'envoi de 2516 conteneurs d'eau.

Comme de nombreux autres pays, la France, «voisine du Royaume des Tonga» via la collectivité d'outre-mer de Wallis-et-Futuna, s'est dite «prête à répondre aux besoins les plus urgents de la population.

Deux cm de cendre

La capitale Nuku'alofa a été recouverte de deux cm de cendres et de poussières volcaniques, décrit le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (BCAH) dans un rapport d'urgence. L'électricité a été restaurée dans certains quartiers de la ville. Le réseau téléphonique local est aussi rétabli, mais les communications internationales sont interrompues.

Des rochers et des débris ont été aussi emportés par le tsunami vers l'intérieur des terres, endommageant le front de mer de Nuku'alofa.

AFP

Mais l'agence s'inquiète plus particulièrement de la situation sur l'île de basse altitude Mango, où des «dégâts immobiliers importants» ont été repérés et où un signal de détresse a été déclenché, ainsi que sur l'île de Fonoi.

Des images satellites publiées par le Centre satellitaire des Nations unies (UNOSAT) ont montré les conséquences de l'éruption et du tsunami sur la petite île de Nomuka, l'une des plus proches du volcan Hunga-Tonga-Hunga-Ha'apai.

Selon l'UNOSAT, 41 des 104 structures repérées dans la zone sans nuage étaient endommagées et presque toutes étaient recouvertes de cendres.

L'Australie a expliqué attendre que la piste de l'aéroport soit nettoyée des cendres volcaniques avant de pouvoir y faire atterrir un avion militaire C-130.

AFP

Les principales agences d'aide, qui interviennent rapidement pour fournir une aide humanitaire d'urgence, ont affirmé être bloquées, incapables de contacter le personnel local. Et les efforts pour acheminer de l'aide risquent d'être compliqués par les restrictions anti-COVID.

L'éruption volcanique de samedi, entendue jusqu'en Alaska, a été la plus importante enregistrée depuis des décennies: un énorme champignon de fumée et de cendres de 30 km de haut suivi immédiatement du déclenchement d'un tsunami.

Des vagues de 1,2 mètre ont déferlé sur Nuku'alofa, où les habitants ont fui vers les hauteurs, laissant derrière eux des maisons inondées, tandis que des roches et de la cendre tombaient du ciel.

Le tsunami a eu des effets jusqu'aux côtes japonaises et américaines.

Au Pérou, où deux femmes s'étaient noyées samedi dans de fortes vagues consécutives à l'éruption,les autorités ont fermé trois plages touchées par une marée noire causée par les hautes vagues dans la province de Callao, non loin de Lima.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.