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COVID-19: le décès d’un Trifluvien suscite des interrogations

Originaire de Trois-Rivières, en Mauricie, un homme de 44 ans qui vivait avec la trisomie 21 et une difficulté respiratoire est décédé de la COVID-19, suscitant les interrogations de sa sœur quant à sa prise en charge.

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Réjean Blais aurait dû célébrer son 45e anniversaire mercredi. Au lieu de ça, sa famille doit se recueillir devant son urne.

M. Blais a contracté la COVID-19 le 31 décembre dernier. Vivant avec la trisomie 21 et une difficulté respiratoire, ses symptômes sont apparus quelques jours plus tard.

Le 4 janvier, un médecin l’a évalué à domicile et lui aurait recommandé de se rendre à l’urgence.

Une fois sur place, il aurait été évalué brièvement, selon sa sœur. Aussitôt les tests terminés, le personnel soignant lui aurait demandé de retourner à la maison, toujours selon elle.

Le lendemain, après la visite d’une inhalothérapeute, M. Blais a dû retourner à l’hôpital sous sa recommandation. Son état s’était dégradé à vue d’œil.

Lorsqu’il est arrivé à l’hôpital la deuxième fois, il a tout de suite été hospitalisé à l’unité réservée aux patients atteints de la COVID-19. Malheureusement, il y est resté le 8 janvier dernier.

«La question c’est : s’il avait eu les soins nécessaires le 4 janvier, qu’ils ne me l’auraient pas viré de bord à moins 30 degrés, avec ses poumons qui avaient de la misère déjà...Peut-être qu’il s’en serait sorti. Peut-être. Je vais toujours avoir un peut-être...», a déploré sa sœur, Manon Lupien.

Est-ce que les symptômes de M. Blais ont été mal interprétés par le personnel soignant?

«Les personnes vivant avec la trisomie 21 ont souvent de la difficulté à s’exprimer verbalement et pour dire les choses qu’elles ressentent. Donc si les gens n’ont pas assez de patience, ça peut être complexe dans certaines situations», a ajouté la directrice générale du Regroupement pour la trisomie 21, Geneviève Labrecque.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CIUSSS) a confirmé mercredi, en fin de journée, que «les décisions des experts sont prises en fonction de la condition clinique de chaque usager au moment de son évaluation à l’urgence.»

La décision qui a été prise concernant Réjean Blais aurait donc été la bonne au moment de son passage à l’hôpital, le 4 janvier.

Il tient aussi à préciser que «les services d’urgence et les soins hospitaliers liés à la COVID-19 sont des services préservés qui ne sont pas touchés par le délestage.»

Plusieurs questions demeurent sans réponse. La sœur de Réjean Blais les attend avec impatience pour pouvoir commencer à faire son deuil.

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