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Fermeture des postes de quartiers: l’administration Plante veut rassurer

Joël Lemay / Agence QMI

Deux semaines après que l’idée avancée par le chef de police de fermer des postes de quartier (PDQ) ait semé l’émoi, l’administration Plante se veut rassurante, précisant qu’aucune demande en ce sens n’est présentement sur la table. 

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«Nous n’avons pas l’intention d’éliminer des postes de quartier. Ceci étant dit, nous attendrons de voir les propositions du chef de police de Montréal. Ça fait partie de ses prérogatives de nous faire des suggestions, mais à nous d’en faire l’étude et de consulter la population», a expliqué la mairesse de Montréal, Valérie Plante, au cours d’une réunion de son comité exécutif.

Elle assure que son administration ne prendra pas de décision «sur le bout d’une table», et qu’il n’est pas dans ses intentions de supprimer des PDQ. Le 11 janvier dernier, Mme Plante avait toutefois déclaré voir la suggestion d’un «bon œil».

Pour rappel, le 7 janvier dernier, lors d’une présentation à la Commission sur les finances et l’administration de la Ville, le directeur du Service de police de la Ville de Montréal, Sylvain Caron, avait proposé de réduire le nombre de postes de quartier présent à travers la métropole, sous prétexte que davantage de policiers pourraient être sur les routes.

«La police de proximité dans nos quartiers est importante, et nous n’allons jamais faire quoi que ce soit pour mettre ça en péril. Au contraire, ce qu’on souhaite, c’est que le lien entre le SPVM et les communautés locales soient toujours plus forts», a ajouté Mme Plante.

Aucune demande formelle

Responsable de la sécurité publique au sein de l’administration Plante, Alain Vaillancourt ajoute qu’aucune demande formelle n’a encore été reçue à ce propos.

«Bien entendu, toutes les propositions du SPVM pour rendre la structure de nos effectifs plus efficace doivent être entendues, mais cela nécessite une évaluation très rigoureuse et une consultation en amont», a-t-il assuré.

La semaine dernière, l’opposition officielle avait fortement réagi à la proposition de M. Caron, demandant un moratoire sur la question.

En mêlée de presse, le chef d’Ensemble Montréal, Aref Salem, a demandé davantage de cohérence de la part de l’administration.

«J’ai de la misère à suivre la mairesse. La semaine dernière, elle a dit qu’elle est en accord avec le chef de police. Aujourd’hui, elle nous dit, non, elle est contre», a-t-il fait remarquer. Il demande qu’elle exprime clairement sa position afin que la population puisse savoir à quoi s’attendre.

Maire de l’arrondissement de Saint-Laurent pour Ensemble Montréal, Alain De Sousa s’interroge pour sa part sur la sortie du directeur du SPVM et de la vision qu’il a de son propre service. «Comment va-t-il maintenir les services aux citoyens quand lui-même n’y croit plus», a-t-il demandé.

Des délais plus longs à NDG

Le débat survient alors que le SPVM vient de déposer un rapport sur la fusion en 2020 des postes de police 9 et 11, situé respectivement dans Côte-Saint-Luc Notre-Dame-de-Grâce.

«Le temps moyen de réponse aux appels de priorité 1, 2 et 3 du PDQ 9 intégré en 2020-2021 est respectivement 17,1 %, 16,4 % et 21,2 % moins rapide que le temps moyen de réponse aux appels de priorité 1, 2 et 3 du PDQ 11 en 2019-2020», est-il écrit.

Néanmoins, malgré ces délais, les temps d’attentes sont sous la moyenne montréalaise, selon le rapport, qui indique que ces variations seraient normales.

«Une tendance semblable a été observée suite à l’intégration des PDQ 24-26 en 2019. Tout comme dans le cas présent, la variation s’est avérée non-significative et n’a occasionné aucun bris de service sur le territoire desservi par le PDQ intégré», est-il indiqué.

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