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Shawinigan : Toujours pas de solution pour l’usine d’eau potable du Lac-à-la-Pêche

La Ville de Shawinigan tarde à faire connaitre des pistes de solutions pour régler les problèmes qui ont forcé la mise à l’arrêt de son usine flambant neuve de traitement de l’eau du Lac-à-la-Pêche.

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Alors que 30 000 citoyens de Shawinigan sont visés par un avis d’ébullition préventif depuis le 2 décembre, soit environ 70 % de la population, le problème de l’eau potable semble loin d’être réglé.

Lors d’un point de presse tenu mercredi, la Ville est surtout revenue sur les grandes lignes, déjà connues, du dossier. Le directeur général de la Ville de Shawinigan, Yves Vincent, a rappelé les interventions faites par la Ville au cours des derniers mois, sans pouvoir offrir de nouvelles pistes de solutions.

Construite au coût de 64 millions $, l’usine a été inaugurée en janvier 2020, mais a dû être mise en veilleuse moins de deux ans après sa mise en fonction, puisque les membranes de filtration s’encrassaient trop rapidement avec des sédiments, nuisant à la production d’eau potable.

Nettoyage du ruisseau à proximité, lavage intensif des membranes de l’usine, consultations auprès d’autres municipalités, changements de procédés; la Ville avait multiplié les interventions avant la fermeture de l’usine.

«On a pris beaucoup d’initiatives. On a mis en place un paquet d’éléments pour faire en sorte d’assurer l’alimentation en eau de la ville. C’est tout un paquet d’éléments et on doit valider ça au niveau technique, donc ce n’est pas juste en appuyant sur un bouton qu’on peut réussir à partir cette station-là», a expliqué le directeur général.

L’objectif de la Ville, c’est de redémarrer l’usine le plus rapidement possible, de façon durable cette fois-ci, a souligné le maire Michel Angers.

L’avis d’ébullition bientôt levé?

En attendant, à Shawinigan-Sud, des résidents commencent à s’impatienter. Leur routine est dérangée depuis presque deux mois par l’avis préventif d’ébullition. Certains se contentent de faire bouillir de l’eau chaque jour, pendant que d’autres sortent la monnaie de leur portefeuille pour se procurer de l’eau embouteillée.

«Même si on fait bouillir l’eau, je n’ai pas confiance», s’est exclamé un citoyen rencontré par TVA Nouvelles.
«Je ne la fais pas bouillir. On la boit pareil, on est tannés et on trouve ça bien plate», a commenté une résidente de la ville.

D’un côté, Yves Vincent a assuré que la levée de l’avis «n’est pas pour demain matin». De l’autre, Michel Angers a fait savoir que la santé publique rendra une décision lundi sur le sujet. Les experts de la Ville et la santé publique ont tenu plusieurs rencontres au cours des dernières semaines pour déterminer la suite.

«On ne présume pas et on ne sait pas la décision de la santé publique, alors on verra ce qui va arriver lundi. On va laisser les experts continuer à faire leur travail», a commenté le maire Angers, qui assure ne pas chercher à influencer la décision de la santé publique.

D’autres points de presse devraient avoir lieu au cours des prochaines semaines pour tenir la population informée des avancements dans le dossier, a fait savoir Michel Angers.

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