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Exploitation pétrolière et gazière: Questerre tente de braver l’interdiction du Québec

Michael Binnion

Photo archives / Agence QMI

L’entreprise albertaine Questerre a signé une entente avec une communauté autochtone afin de développer un centre énergétique à émissions nettes nulles dans la région de Bécancour, une décision qui va à l’encontre de l’interdiction de l’exploitation future du pétrole et du gaz au Québec. 

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Un accord préliminaire a ainsi été conclu avec le Conseil des Abénakis de Wôlinak afin de créer ce centre énergétique au Québec, a indiqué Questerre dans un communiqué publié jeudi.

«Nous sommes heureux que Questerre ait passé les dernières années à apprendre à nous connaître, à connaître notre histoire et notre territoire au Québec. C’est la première entreprise à reconnaître pleinement nos territoires d’utilisation traditionnelle et à s’engager à aller de l’avant en consultant pleinement notre peuple et en coopérant avec lui», a déclaré Michel Bernard, Chef du Conseil de la Première Nation des Abénakis de Wôlinak.

Une partie des bénéfices de l’entreprise sera versée à la communauté autochtone en raison du développement sur leurs territoires traditionnels et elle pourra acquérir un intérêt direct dans les permis d’exploration de Questerre.

L’entreprise albertaine souhaite ainsi développer plusieurs projets pilotes qui produisent de l’énergie propre, dont du gaz à émissions nulles, et évaluer une nouvelle technologie de recyclage du carbone. Pour se faire, Questerre propose de produire du gaz naturel à partir de l’hydroélectricité.

«Notre projet de centre de technologie nette zéro, qui intègre les nouvelles technologies émergentes en matière de carbone, est la solution pour atteindre les objectifs climatiques ambitieux du Québec», a indiqué Michael Binnion, président et chef de la direction de Questerre.

Dans une entrevue accordée au «Globe and Mail», M. Binnion a également précisé que cette initiative «met en place une épreuve de force intéressante avec le gouvernement [québécois]».

L’accord va en effet à l’encontre de la position de Québec sur le sujet, le premier ministre François Legault ayant déjà indiqué qu’aucune nouvelle exploitation pétrolière ou gazière ne serait développée dans la province.

La compagnie envisage tout de même de construire deux oléoducs dans la région de Bécancour, un pour le gaz naturel et l’autre pour le dioxyde de carbone. Une demande pour tester un réservoir de séquestration du carbone a d’ailleurs déjà été déposée aux autorités gouvernementales, a souligné le président et chef de la direction au média.

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