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Les non-vaccinés ont 50 fois plus de chances de mourir

Le nombre de décès liés à la COVID-19 a connu un bon exponentiel au Québec au mois de janvier alors que 856 personnes sont mortes ce mois-ci.

Si on ignore exactement qui sont les victimes du coronavirus et pourquoi le taux de mortalité est plus élevé dans la province, une chose est certaine : la troisième dose du vaccin réduit considérablement les chances de mourir de la maladie.

«Si vous avez une troisième dose, vous êtes 50 fois plus protégés contre les décès, vous êtes plus de dix fois protégés contre les hospitalisations. Si vous avez deux doses, vous avez de 7 à 10 fois de meilleure chance d’être protégés contre la mort et les hospitalisations», explique la dre Mona Nemer, conseillère scientifique en chef du Canada.

La médecin appelle notamment Québec à rectifier le fait qu’on ne sait pas qui sont les personnes infectées et qui meurent du virus.

«C’est quand même assez incroyable qu’on ne puisse pas, deux ans après le début de la pandémie, vraiment bien analyser qui est infecté, qui est décédé, qui rentre à l’hôpital, quels sont les facteurs de risque... Il va falloir que ça change vite», lance la dre Nemer.

La conseillère scientifique en chef du Canada n’aime pas non que le gouvernement utilise la stratégie de comparaison en ce qui a trait au décès.

«Je voudrais surtout comprendre qu’est-ce qui se passe! Qui décède au Québec? Pour pouvoir comprendre quelles sont les circonstances et ce qu’on peut améliorer», dit-elle.

Une chose est claire cependant pour la dre Mona Nemer: le Québec a trop tardé à administrer la troisième dose, ce qui a fait en sorte que la province se retrouve dans la position actuelle.

«Il aurait fallu la donner bien avant pour justement protéger [les travailleurs de la santé], nous protéger et protéger le système de santé», indique-t-elle.

Une lueur d’espoir 

Néanmoins, la dre Nemer estime que les jours, voire les semaines à venir, seront plus roses à compter du moment où «on va prendre le dessus sur la vague» actuelle.

«Je suis prudemment optimiste parce qu’on va avoir développé une excellente immunité contre ce virus que ce soit par la vaccination, la troisième dose ou les deux doses plus l’infection. [...] Le fait que les vaccins marchent avec un virus qui a quand même assez dévié du virus de départ nous laisse croire qu’on a maintenant une immunité [qui va nous protéger] contre la maladie sévère», mentionne-t-elle.

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