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Quel type de relation avoir avec son conseiller?

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Illustration Adobe Stock

Les interrogations du lecteur André permettent d’aborder la relation entre le planificateur financier et son protégé.

« Est-ce qu’un conseiller financier joue un rôle similaire à celui du dentiste ? Est-ce qu’on devient son client permanent pour consultation une ou deux fois par année ? », demande-t-il.

Une relation de confiance

Commençons notre réponse par cette question, André : « que sait votre dentiste de votre vie personnelle ? »

Probablement très peu, d’abord parce que ce n’est pas pertinent dans le cadre de votre relation, mais aussi pour une raison technique : essayez de vous confier quand vous avez un aspirateur à salive accroché sur un bord de la bouche pendant que votre dentiste procède au forage d’une molaire, de l’autre côté.

Le conseiller financier ne peut pas vous servir sans connaître vos habitudes, certains traits de votre personnalité, vos projets, votre situation familiale et professionnelle... La relation avec votre conseiller est forcément plus intime, elle repose sur la confiance. Sans dire qu’elle doit être permanente, on doit viser le long terme. Un minimum de comptabilité est requis.

Combien ça coûte?

Est-ce qu’il faut pour autant le voir deux fois par année ? Pas nécessairement. Combien ça coûte ? Ça dépend du type de conseiller.

André Lacasse est planificateur financier et représentant de courtier en épargne collective lié au cabinet Peak. Il sert deux catégories de clients. La plupart lui confient la gestion de leur argent. Les honoraires, établis selon un pourcentage des actifs sous gestion, financent les services de planification.

« J’ai aussi des clients qui s’occupent eux-mêmes de leurs placements, ils cognent chez nous pour de la planification. Ceux-là sont facturés à l’heure », explique le conseiller. Sans vouloir préciser ses tarifs, André Lacasse dit se conformer à ce qui se pratique dans l’industrie, entre 150 $ et 200 $ de l’heure.

Une planification, qui pose un diagnostic complet sur la situation financière d’un client, ses besoins d’épargne et ses revenus anticipés de retraite, nécessite plusieurs heures de travail.

Nathalie Bachand et Frantz Pierre-Louis font partie des rares professionnels de l’industrie qui ne vendent aucun produit financier. Ils fonctionnent uniquement à honoraires. La planification d’un cas simple coûte au bas mot 1500 $, et la note grimpe rapidement avec la complexité. 

Quelle fréquence?

Une fois complétée la planification financière, la fréquence des suivis dépendra de quelques facteurs.

Quand le service inclut la gestion des placements, on peut espérer une ou deux rencontres par année pour discuter des ajustements à apporter au portefeuille. C’est une bonne occasion d’aborder les changements dans sa vie.

Si la rémunération du conseiller n’est pas prélevée en continu sur les actifs, on doit s’attendre à être facturé à l’heure.

Quelles préoccupations méritent d’être soumises à l’avis du professionnel ?

L’achat d’une nouvelle voiture n’entre pas dans ça, mais le projet d’acquisition d’une maison, sans doute.

La perte ou le changement d’emploi, le départ à la retraite, une séparation, un décès, l’arrivée d’un enfant nécessitent une révision des plans.

Attention, cette formule à taux horaires n’est pas moins chère. 

C’est juste plus douloureux de faire un chèque plutôt de voir débiter le montant de factures à même ses rendements.

Dans les deux cas, vous aurez compris que les services d’un conseiller financier ne sont pas à la portée de tous.

Et la banque ? Ce sont les frais perçus sur les actifs sous gestion qui ouvrent la porte d’un conseiller. Peu d’actifs, peu de conseils. Ça dépend de l’institution, de la succursale et de ses contacts.

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