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Se trouver un logement en Mauricie... tout un défi!

Se trouver un logement abordable en Mauricie Centre-du-Québec devient de plus en plus complexe. Les logements disponibles sont rares et leur prix a considérablement augmenté.

Lorsqu’une annonce est mise en ligne sur un site web, elle peut disparaître très rapidement. François Levasseur, un propriétaire de logements, l’a bien remarqué. À peine 12 heures après sa publication, la demande est très forte.

«On a reçu une vingtaine de courriels et au moins une dizaine d’appels», a-t-il raconté. Une journée plus tard, les messages continuent de s’accumuler.

TVA Trois-Rivières a fait le test en contactant des annonceurs jeudi. Ceux qui ont été rejoints avaient tous de la disponibilité, mais à condition que ceux qui devaient déjà visiter le logement se désistent.

Une vingtaine de personnes attendent déjà pour une visite, fait savoir une locatrice. En spécifiant que le logement était pour le 1er juillet, un autre répond que c’était beaucoup trop loin, et qu’il serait déjà loué avant la fin du mois de février.

Selon les dernières données, qui datent de 2021, le taux d’inoccupation à Trois-Rivières se situait à 1,3 %. Il devrait descendre encore plus cette année, a indiqué la coordonnatrice chez InfoLogis Mauricie, Carol-Ann Côté.

Le prix est en constante augmentation, ce qui ne facilite pas la tâche aux familles à faible revenu. « Une personne seule, elle a un montant de 700-750 $ par mois », fait savoir la coordonnatrice générale chez COMSEP, Sylvie Tardif. Si plus de 50 % ou 60 % de ce montant est utilisé pour le loyer, il faudra couper ailleurs, a-t-elle expliqué.

«Le prix du loyer n’est plus du tout le même par rapport à il y a un an, par exemple. Il y a une nette augmentation qui est très inquiétante», a ajouté Mme Côté. Déjà, le nombre d’appels dirigés vers InfoLogis par des familles qui peinent à se trouver une habitation a plus que doublé.

Dans le cas de François Lessard, deux personnes dans la liste des intéressés ont proposé de payer un montant plus cher pour obtenir le logement.

La tâche se complique parfois pour les immigrants ou les grandes familles, par exemple. Le processus de sélection de certains propriétaires peut être, à la limite, discriminatoire.

«Aussitôt qu’on nommait un nom qui n’était pas de consonance québécoise, les portes se fermaient », a partagé Mme Tardif. Certains se réservent le droit de refuser des familles avec de nombreux enfants par préférence», a commenté Mme Côté.

Quels sont vos droits?

Chaque année, le Tribunal administratif du logement émet des pourcentages applicables concernant la hausse du prix du loyer. Le propriétaire n’est pas dans l’obligation de les respecter, mais c’est ce à quoi le locataire devrait s’attendre.

Pour 2022, il est estimé qu’un logement non chauffé connaîtra une hausse de 1,28 %. Par exemple, un loyer de 1000 $ par mois passerait à 1013 $ par mois. Toutefois, le locataire a le droit de refuser une augmentation qu’il juge abusive.

S’il n’y a pas entente entre les deux parties, le locateur aura 30 jours après le refus pour s’adresser au tribunal afin de faire une demande de modification du bail.

Toutefois, dans le cas d’un immeuble de cinq ans ou moins, le locataire qui refuse une augmentation de loyer devra le quitter à la fin du bail, si celui-ci fait mention de cette restriction.

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