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Hockey Québec lance un cri du coeur pour le retour au sport

L'arrêt du sport a un «effet néfaste» chez les jeunes, constate l'ancien hockeyeur et directeur général de Hockey Québec, Jocelyn Thibault, qui lance un cri du coeur au gouvernement pour un plan de match visant un retour rapide au jeu.

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«Ce n’est pas un choix à prendre de ne pas permettre à nos jeunes de faire du sport encadré et sécuritaire. On ne peut plus laisser nos jeunes devant un autre vide, devant un autre néant. La démotivation est absolument totale actuellement.»

Comme directeur général de Hockey Québec et ancien gardien de but ayant œuvré dans les rangs de la Ligue nationale, mais surtout comme père, M. Thibault affirme qu’il ne peut rester assis à ne rien faire devant le désarroi qu’il voit chez les jeunes.

Démotivation 

L’ancien cerbère le constate : les impacts des arrêts forcés répétés depuis deux ans sont importants.

«On voit la démotivation à bouger. Je le vois très, très près de moi. Mes filles me disent : "Pourquoi j’irais bouger? Pourquoi j’irais chercher une troisième dose? De toute façon, je ne peux pas faire mon sport pareil." Les ados sont en développement. Les jeunes se construisent à travers le sport. Ils apprennent les bonnes habitudes de vie. L’absence de motivation, de sport, qu’ils vivent depuis deux ans, ça crée un déséquilibre vraiment important.»

La déclaration du premier ministre, François Legault, qui a affirmé la veille qu'il était impossible de relancer les activités sportives en raison de la situation dans les hôpitaux est malheureuse et exagérée, considère M. Thibault,

M. Legault a en effet déclaré jeudi : «Pour moi, de ne pas écouter la Santé publique et de recommencer à dire aux jeunes : "vous pouvez faire du sport", si demain matin ça amène plus de décès et que ça vient empêcher des personnes d’avoir des traitements pour le cancer ou autre, moi, dans la balance des inconvénients, je prends la décision d’écouter la Santé publique».

Solutions 

Jocelyn Thibault réclame qu’on lui démontre que le risque est réel quand toutes les mesures sanitaires sont mises en place.

«On ne peut plus dire : "Ça va mal dans les hôpitaux, donc, les jeunes, "too bad". Il arrivera ce qui arrivera plus tard." On a passé ce point-là. On a des solutions. S’il y a des éléments à nos protocoles qu’on peut adapter, on va le faire. On peut repartir le sport sans être un coupable pour l’augmentation phénoménale des patients dans les hôpitaux.»

Malheureusement, dit-il, cette discussion n’a même pas eu lieu avec le gouvernement ou la Santé publique.

Hockey Québec a toujours accepté de cesser ses activités, ou de les moduler au fil de la pandémie, rappelle-t-il. «Mais là, il y a des façons de pratiquer notre sport de façon sécuritaire. Mais on n’est pas écoutés. On n’a pas eu la chance d’échanger.»

Entraînements d'abord 

Éterniser encore le retour n’est pas une option, martèle M. Thibault. Son organisation ne demande pas la tenue immédiate de matchs ou de tournois devant des gradins remplis. Cependant, il est selon lui urgent qu’on donne la possibilité de s’entraîner en équipe, avec les mesures sanitaires appropriées, pendant quelques semaines, avant la reprise des matchs. Il assure que plusieurs fédérations ont un protocole déjà bien établi, qui inclut l’obligation du passeport vaccinal chez les joueurs de 13 ans et plus et chez tous les visiteurs des infrastructures sportives.

«Il faut absolument annoncer un retour. Ce n’est pas un luxe, ce n’est pas une coquetterie. Il faut absolument dire à nos jeunes : "On retourne au sport, voici les étapes. Et on vous aime."»

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