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Levée de boucliers pour le déconfinement du sport

De plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer la reprise des sports, qui ont été à l'arrêt pendant de longs mois depuis le début de la pandémie. Des intervenants du Saguenay–Lac-Saint-Jean ont emboîté le pas au directeur général de Hockey Québec, Jocelyn Thibault, qui a sonné l’alarme vendredi.

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«Remettre nos jeunes dans le sport, ça ne devrait pas être un choix, ça devrait être une priorité», a affirmé l’ancien gardien de la Ligue nationale de hockey.

Comme plusieurs, il craint un décrochage sportif des jeunes.

«On le voit, les jeunes ne bougent plus. Les jeunes sont démotivés. Les jeunes ne voient plus l'importance. Ils se disent : “Pourquoi j'irais m'entraîner, ma saison est à l'eau de toute façon.” On entend ça sans arrêt», a indiqué M. Thibault, découragé par la situation.

Hockey Québec demande à discuter avec la santé publique: «C'est très difficile actuellement avec la santé publique d'avoir un échange. Je pense qu'on doit ça à nos jeunes, de s'asseoir ensemble et de prévoir un protocole de retour dans les prochaines semaines. On est capable de faire du sport de façon sécuritaire.»

«Pour le moment, c'est silence radio. On n'a pas nouvelles. On n'a pas d'échéancier. On se fait dire: soyez patients. Mais là, ça fait deux ans qu'on est patients. Un moment donné, il faut que ça bouge», a déclaré le directeur général de Hockey Saguenay–Lac-Saint-Jean, Pascal Bouchard.

Plusieurs associations sportives du Québec sont convaincues qu'un retour au jeu est possible, en toute sécurité, en appliquant des mesures sanitaires.

«Une urgence nationale»

Le triathlonien Pierre Lavoie est du même avis. «C'est une urgence nationale de faire bouger les jeunes», a-t-il affirmé.

Le cofondateur du Grand Défi Pierre Lavoie s'attendait à des annonces du gouvernement jeudi. «Ce qu'on souhaitait hier, c'était un calendrier, donc de l'espoir pour les clubs, les organisations, les parents, surtout les jeunes.»

Il estime que le confinement du sport et des activités a déjà fait beaucoup trop de ravages chez les enfants. Il craint un décrochage sportif, surtout chez les adolescents. Selon lui, les impacts pourraient se faire sentir à long terme.

«Il y a une période dans la vie où les habitudes de vie s'ancrent, et c'est à l'adolescence... Il y a des sports qui peuvent recommencer facilement. Il y a des sports où c'est plus compliqué, où il y a des contacts. Mais tout ça, ça se gère.»

Tout comme les associations sportives, Pierre Lavoie réclame un plan de match du gouvernement le plus rapidement possible.

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