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«Aérez vos classes pendant les récréations», dit une lettre de Québec

Dans une lettre envoyée aux enseignants, vendredi soir, par une sous-ministre responsable des infrastructure demanderait aux enseignants de «tenir compte du détecteur de CO2 et du thermomètre». 

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Une communication qualifiée de «maison des fous» par le président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) Sylvain Mallette.

«On nous dit: aérez vos classes pendant les récréations, mais pendant les cours, n’ouvrez pas les fenêtres si ça a pour effet de faire baisser le thermomètre», résume-t-il. 

Le président de la FAE déplore que les données du CO2 doivent être prises selon une moyenne de la journée, mais que les enseignants n’ont pas accès à cette donnée. 

«Les profs n’ont pas accès aux données qui sont colligées par le détecteur sur la journée et on dit aux profs: ne faites pas juste regarder ce que vous voyez sur le détecteur, il faut que vous fassiez une moyenne des nombres que vous observez sur le détecteur», critique M. Mallette. 

Selon lui, le gouvernement Legault «ne veut pas s’attaquer au fond du problème qui est la mauvaise qualité de l’air dans certaines classes et dans certaines écoles du Québec».

En entrevue à l’émission Mario Dumont, à LCN, vendredi matin, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a affirmée que le gouvernement était «en train de s’adapter». 

«On est en train de s’approprier les lecteurs de CO2. C’est très correct d’avoir une ou deux fenêtres qui sont entrouvertes [...] si le système de chauffage est capable de garder nos jeunes confortablement. Il faut faire preuve de discernement», a affirmé le ministre. 

Échangeurs d’air

M. Roberge a également profité de l’occasion pour rappeler que des échangeurs d’air sont mis à la disposition du réseau scolaire, dans les cas où les problèmes de qualité de l’air d’une classe ne peuvent être corrigés par l’ouverture des portes et fenêtres.

Sylvain Mallette soutient toutefois que le ministre de l’Éducation a négligé de préciser que des centres de services scolaires se sont vu refuser l’accès à un échangeur d’air. 

«Ce que n’a pas dit le ministre au micro de M. Dumont, c’est que le ministère dispose d’une réserve d’une centaine d’échangeurs d’air et il y a des centres de services scolaires qui ont fait la demande pour obtenir des échangeurs d’air et ils se sont fait répondre : ouvrez les fenêtres et voyez après l’ouverture des fenêtres si le problème d’aération est réglé», avance-t-il. 

«Donc il n’y a pas de volonté de la part du gouvernement d’installer des échangeurs d’air, évidemment où subsiste des problèmes d’aération», dénonce M. Mallette. 

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