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Les gyms sont sans nouvelles de Québec

gym interior background of dumbbells on rack in fitness and workout room

Photo Adobe Stock

Sans nouvelles du gouvernement, des centres de conditionnement physique du Québec plaident pour que l’on priorise leur réouverture en raison de leur rôle sur la santé de la population.

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Alors que le gouvernement envisage une reprise du sport civil et parascolaire le 31 janvier, les gyms n’ont aucune idée s’ils sont inclus, déplore Gabriel Hardy, propriétaire du gym Le Chalet, à Québec, et porte-parole provincial du Conseil canadien de l’industrie du conditionnement.

Gabriel Hardy - Gym Le Chalet

Photo Agence QMI, Stevens LeBlanc

Gabriel Hardy - Gym Le Chalet

« On n’est jamais consulté dans aucune décision, fait-il savoir. Il n’y a pas d’échanges avec le gouvernement malgré qu’on ait tendu la main à maintes reprises. »

Les bannières qu’il représente, soit entre autres Énergie Cardio, Éconofitness et CrossFit, souhaitent pouvoir rouvrir au même moment où les autres sports seront déconfinés.

Mais il ne se fait pas d’illusions, puisque son industrie n’a jamais été suffisamment priorisée dans les mesures du gouvernement, estime-t-il.

« Si on se fie à ce qu’on a vécu, on était tout le temps dans les derniers à rouvrir. »

Écoutez l’entrevue de Gabriel Hardy, porte-parole provincial du Conseil canadien de l’industrie du conditionnement:

La solution ou le problème ? 

Cela sème l’incompréhension dans son industrie puisqu’ils croient plutôt faire partie de la solution pour désengorger le système de santé.

« Les maladies chroniques qui sont parmi les plus grandes pressions sur notre système, ce sont toutes des choses que l’activité physique peut prévenir », souligne M. Hardy.

« Nos kinésiologues et les entraîneurs, quand ils aident une personne diabétique, qu’ils la mettent à un entraînement supervisé et que celle-ci finit par ne pas prendre de médication, ça a une incidence sur la vie et les coûts de santé du Québec », soutient quant à elle Claire Tremblay, présidente d’Énergie Cardio.

Si le gouvernement reconnaissait ce rôle, selon eux deux, l’industrie ne serait plus soumise à des fermetures liées à la pandémie à l’avenir.

Quant à la main-d’œuvre, elle est victime d’une perte de confiance similaire à ce que subit l’industrie de la restauration en raison des multiples fermetures.

« Les professionnels qui sont durs à trouver vont changer de métier », craint M. Hardy.

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