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Refuges pour itinérants : «pourquoi faut-il agir en urgence au lieu de planifier?»

La vague de froid provoque une hausse d’achalandage dans les refuges pour itinérants qui ont connu une fin de semaine chargée et difficile.

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À la Mission St-Michael’s, à Montréal, le nombre de places a été augmenté à 48 en raison de la météo et le refuge affichait complet ce week-end.

L’ensemble des refuges de la métropole ont donc uni leurs efforts afin de connaître en temps réel les endroits qui avaient des places disponibles.

«Le milieu s’est mis ensemble pour pouvoir aider les clients et je pense qu’on arrive à tirer notre épingle du jeu, mais c’est compliqué», a expliqué à LCN la directrice générale de la Mission St-Michael’s, Chantal Laferrière.

Le service de navette entre les refuges complique toutefois le déplacement des personnes itinérantes, puisqu’il n’est disponible que le soir et la nuit.

«On a besoin de transport le jour pour arriver à déplacer les clients dans d’autres ressources où il y a de la place», clame Mme Laferrière.

Plusieurs itinérants ont beaucoup d’effets personnels, alors que d’autres ont de la difficulté à marcher ou ont les pieds gelés en raison du froid, mentionne la directrice générale de la Mission St-Michael’s.

Par ailleurs, Chantal Laferrière estime que la Ville de Montréal et la santé publique sont toujours en mode «réaction» plutôt que «planification».

Mme Laferrière mentionne notamment que cet hiver, son projet de halte-chaleur a été accepté seulement une semaine avant le moment où elle devait le rendre opérationnel. 

«On dirait qu’ils ont oublié que chaque année, il y a un hiver! Pourquoi faut-il agir en urgence au lieu de planifier? Moi, c’est ça mon problème», soutient-elle.

Les abris de Mike Ward, bonne ou mauvaise idée?    

Samedi, Mike Ward a interpelé Valérie Plante en offrant 25 tentes en bois pour abriter les itinérants.

Une proposition qui a été refusée par la mairesse de Montréal, la qualifiant de solution mal adaptée à la situation.

Pour Chantal Laferrière, l’idée mérite d’être étudiée sérieusement et pourrait être utile.

«C’est une belle initiative et il y a quelque chose à faire avec ça, définitivement», affirme-t-elle.

«Il faut que ça soit surveillé. Il faut qu’il y ait un écosystème autour de ces tentes-là. C’est complexe. Ça devient comme une autre ressource», ajoute la directrice générale de la Mission St-Michael’s.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.

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