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Les Bourses mondiales en berne, plombées par l'Ukraine et la Fed

Déjà fragilisées la semaine précédente, les bourses européennes ont dévissé lundi tandis que Wall Street évoluait nerveusement dans le rouge dans un contexte d'aversion au risque face aux tensions russo-américaines en Ukrainen et à la veille d'une réunion de la Réserve fédérale américaine.

L'Europe a chuté tous azimuts: Paris (-3,97%), Francfort (-3,80%), Milan (-4,02%) et Londres (-2,63%). 

Les bourses nordiques ont également dévissé à Stockholm -3,86%, Copenhague -3,45%, Helsinki -4,37% et Oslo -3,45%.

Au même moment à New York, la Bourse perdait du terrain: l'indice NASDAQ, à dominante technologique, s'inscrivait en repli de 4,55% tandis que le S&P 500 entrait en zone de correction.

«Le risque géopolitique accru aggrave l'anxiété des investisseurs et pèse sur les actifs à risque», notamment les actions liées aux matières premières, commente Craig Erlam, analyste chez Oanda. 

«La semaine pourrait être décisive pour les marchés, avec la réunion de la Réserve fédérale américaine mercredi, les gros résultats technologiques et les tensions continues à la frontière entre l'Ukraine et la Russie», poursuit-il.

L'OTAN a annoncé placer des forces en attente et envoyer des navires et des avions de combat pour renforcer ses défenses en Europe de l'Est sur fond de craintes d'une invasion russe en Ukraine.

Volant au secours des marchés financiers, la Banque centrale russe a annoncé la suspension de l'achat de devises étrangères, après une importante chute des indices boursiers du pays et du cours du rouble.

La Banque centrale américaine se prépare quant à elle à relever ses taux directeurs pour lutter contre la flambée des prix, et décidera, lors de sa réunion mardi et mercredi, du rythme et de l'ampleur du mouvement.

Dans ce contexte d'incertitudes, les investisseurs ont tendance à opter pour les valeurs refuges, dont les emprunts d'État. Conséquence: les rendements, qui évoluent en sens inverse des prix, reculaient à l'unisson sur le marché de la dette.

Par ricochet, les valeurs technologiques, sensibles aux taux, étaient à la peine à l'aube de publications trimestrielles de grands noms du secteur tels que IBM, Apple ou Microsoft.

L'aérien en zone de turbulences  

La place britannique était notamment pénalisée par le secteur aérien alors que le gouvernement a annoncé lundi que les compagnies aériennes devraient utiliser à partir de l'été 70% de leurs créneaux de décollage et d'atterrissage au Royaume-Uni pour ne pas les perdre, contre 50% aujourd'hui. IAG, maison mère de British Airways et Iberia, a reculé de 6,54% à 147,48 pence et Easyjet de 5,32% à 594,80 pence. À Dublin, Ryanair a perdu 3,27% à 16,10 euros. 

En Allemagne, Lufthansa a chuté de 5,05% à 6,56 euros après l'information du journal italien Il Foglio, selon lequel elle devrait prendre une participation de 40% dans la compagnie nationale italienne ITA Airways.

Baisse du pétrole, de l'euro et du bitcoin  

Les cours du pétrole fléchissaient lundi, plombés par l'aversion au risque.

Vers 17H30 GMT, le prix du baril de WTI américain pour livraison en mars refluait de 3,45% à 82,21 dollars et celui du baril de Brent de la mer du Nord à même échéance perdait 2,95% à 85,30 dollars. 

Un euro s'échangeait pour 1,1320 dollar (-0,23%) vers 17H30 GMT.

Le bitcoin chutait de 1,85% à 34 710 dollars.

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