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Pas de raison pour garder encore les spas fermés

Les propriétaires de spas en manque criant de revenus plaident pour leur réouverture et pour aider les Québécois à prendre soin d’eux.

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« Ce sont des centaines de milliers de dollars qui sont perdus chaque mois. Ça fait deux hautes saisons que le gouvernement nous coupe l’herbe sous le pied avec la période forte d’achalandage », déplore Steve Arseneault, président du Groupe Scandinave Spa, qui a deux établissements au Québec.

Selon un sondage interne réalisé par l’Association des spas du Québec, 52 % des membres ont perdu plus de 200 000 $ en seulement un mois, rapporte la
présidente-directrice générale Véronyque Tremblay.

« Au total, ces établissements ont été fermés 10 mois sur 22 mois de pandémie, c’est vraiment énorme ! Les pertes s’accumulent et ça commence à être très difficile », constate Mme Tremblay.

Elle ajoute qu’aucun spa n’a rapporté de cas d’éclosion depuis le début de la crise.

Elle espère que l’industrie fera partie du plan de déconfinement que la Santé publique doit présenter prochainement.

Incohérence 

Pour ces professionnels, le gouvernement fait preuve d’incohérence dans les mesures qu’il impose, d’autant plus qu’il hésite à rouvrir les restaurants le 31 janvier ou le 8 février, selon ce qu’a appris notre Bureau parlementaire.

« On ne comprend pas pourquoi on est fermés alors que la majeure partie de nos activités, comme les circuits d’eau, sont à l’extérieur. L’INSPQ demande aux écoles d’ouvrir les fenêtres pour une bouffée d’air frais, mais les spas, ce sont des bouffées d’air frais », illustre Mme Tremblay.

Et ces établissements étaient déjà sécuritaires avant la pandémie, ajoute Steve Arseneault.

« L’aspect sanitaire, c’est une deuxième nature chez nous, ça fait partie de notre ADN », explique-t-il en soulignant en plus que les clients viennent majoritairement seuls ou en couple.

Bien-être 

L’homme d’affaires souhaite aussi apporter sa contribution à améliorer la santé mentale des Québécois alors que celle-ci est écorchée par la pandémie.

« On fait partie de la solution, pas du problème, surtout avec la détresse psychologique que la population peut vivre. Nous avons plus que jamais notre place », plaide-t-il.

De son côté, le virologue Benoît Barbeau pense que les risques de transmission du virus restent faibles en raison de l’humidité et la chaleur de certaines salles des spas.

« Si on est capable de réduire, de limiter le nombre de personnes à l’intérieur d’une salle, je suis convaincu qu’on peut limiter le risque de transmission », indique-t-il.

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