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Un résident de Saint-Tite dans une course de 1600 km en Alaska

Un musher de Saint-Tite, Martin Massicotte, s'apprête à prendre la route pour l'Alaska où il sera sur la ligne de départ, en mars prochain, de l'Iditarod, la course de traîneau à chien la plus longue et difficile au monde.

Depuis sa première participation en mars 2020 à la course qui s’étale sur 975 miles (1569 km), le musher, qui arbore les mêmes yeux d’un bleu d’acier que ses chiens, a changé son entrainement du tout au tout.

«Les entrainements que j'ai faits cette année sont vraiment basés pour la course avec des campings, de la paille, des couvertes à chiens; on couche dehors, on repart avec des arrêts courts, des quantités de nourriture. Tout a été établi. J'ai travaillé ça, en réalité, pas juste cette année, mais aussi l'année passée, tout l'hiver», a-t-il détaillé en entrevue avec TVA Nouvelles.

En 2020, la pandémie s'était déclarée en pleine course, si bien que les règles changeaient au fil des kilomètres. Cette fois, les participants savent un peu plus à quoi s'attendre. «Tout le personnel est vacciné. Nous autres, c'est une obligation les vaccins, les tests à tous les "check points". Ils peuvent nous sortir de la course à n'importe quel moment si on teste positifs.»

La dernière fois, l'attelage a croisé un troupeau de bisons. Les chiens étaient excités et ont accéléré le pas, ce qui aurait pu être fatal puisque la piste était en mauvais état. «J'ai eu peur d'échapper la "sleigh" plusieurs fois sur une distance d'environ 15 miles», a avoué M. Massicotte avec un calme désarmant.

Cette année, le musher de Saint-Tite pourra compter sur un appui de taille; sa conjointe, Marie-Josée Dulong, sera du voyage comme assistante. «C'est ce que je pouvais avoir de mieux. Elle connait les chiens, elle les a élevés avec moi. Elle s’est entraîné avec moi.»

Mais le fait d'en savoir maintenant davantage sur le parcours ne la rassure pas pour autant. «Sur environ 300 miles, ils sont sur la côte de la mer de Béring, a expliqué Mme Dulong. Et là, il peut se développer des tempêtes en peu de temps. Ces vents-là peuvent le pousser jusqu'à la mer. Donc, plutôt qu'être inquiète juste sur la première partie que je pensais dangereuse, là, je vais m'inquiéter jusqu'à la fin!»

Même si Martin Massicotte souhaite vraiment terminer la course, ce sont les chiens qui auront le dernier mot. Lui, il tentera simplement de se dépasser, encore.

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