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Vaccination obligatoire des camionneurs : des impacts possibles dans les épiceries

Des distributeurs alimentaires craignent que les tablettes des commerces soient vides de plus en plus souvent au cours des prochaines semaines.  

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L’impact de la nouvelle politique de vaccination obligatoire des camionneurs pour franchir la frontière entre le Canada et les États-Unis pourrait se faire ressentir jusque chez nous. 

Un facteur qui s’ajoute à la pénurie de main-d’œuvre dans ce domaine, en plus de la pandémie qui affecte déjà la chaîne d’approvisionnement.

L’Alliance canadienne du camionnage estime qu’entre 12 % et 15 % des camionneurs au pays ne sont pas adéquatement vaccinés.

«Donc évidemment, on ajoute des couches, ça va être de plus en plus difficile, explique Guillaume Dubois, président régional de Sysco. Je suis persuadé que le consommateur le voit déjà dans certaines épiceries que les étagères sont vides. Dans certains produits, on peut dire 10 à 15 % de chute de disponibilité.»

Les fruits et légumes qui proviennent en grande partie des États-Unis, surtout l’hiver, seraient plus vulnérables à des problèmes de livraison. 

Les épiceries visitées par l’équipe de TVA Nouvelles ne semblaient pas trop touchées, mais l’équilibre est fragile, selon un épicier. 

«C’est un élément qui rajoute à tout ce qui est déjà en cours», avoue François Lamontagne, propriétaire de L’Intermarché St-Vallier. 

«Ça va faire en sorte que ça devient difficile», croit-il. 

Il donne l’exemple de ses produits de yogourts reçus avec huit jours de retard.  

L’industrie de la distribution et de la transformation alimentaire, tout comme celle des transports tente de s’adapter afin de réduire les impacts.

«Est-ce qu’on va changer les trajets de camionneurs qui livraient habituellement au Canada et qui pourraient éventuellement livrer aux États-Unis? On est à la recherche d’ingrédients alternatifs qu’on pourrait trouver sur notre marché domestique au Canada. Oui, il y a beaucoup de pistes de solutions qui sont examinées», soutient Sylvie Cloutier, PDG du Conseil de la transformation alimentaire du Québec. 

Qui dit rareté de produits dit également augmentation des prix. Une fois de plus le consommateur pourrait écoper.­

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