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Changement dans le tracé du REM de l’Est

La Caisse dépôt et du placement du Québec (CDPQ) a annoncé une modification du tracé du REM de l'Est suite à la pression et aux questionnements des citoyens sur son intégration urbaine.

Après un lancement enthousiasmant de ce projet, plusieurs citoyens se sont questionnés sur son tracé, si bien qu’à la suite de plusieurs consultations citoyennes, CDPQ Infra a modifié le tracé initial.

«En réponse aux consultations avec les citoyens et les parties prenantes menées dans la dernière année, la CDPQ Infra annonce aujourd’hui une solution importante pour optimiser le tracé du REM de l’Est. La CDPQ Infra a, en effet, réussi à sécuriser auprès du CN une option d’achat d’un segment de l’emprise ferroviaire Souligny au cœur de Mercier-Est, ce qui évitera un passage sur l’artère commerciale de Sherbrooke Est», a indiqué Christian Ducharme, vice-président, Ingénierie de la CDPQ Infra dans un communiqué de presse.

L’entente de ce nouveau tracé a été conclue le 30 décembre dernier entre le CN et la CDPQ Infra. Le tronçon sera ainsi ajusté sur une distance de 4,5 kilomètres.

Ce n’est pas la première fois que le gestionnaire du projet modifie ses plans. L’automne dernier, CPDQ Infra avait annoncé que, finalement, un tronçon de 500 mètres du REM de l’Est sera enterré au centre-ville, après avoir longuement fait valoir qu’il était complexe de creuser un nouveau tunnel.

Rappel historique       

Le projet de REM de l’Est a été annoncé pour la première fois en décembre 2020 par CDPQ Infra, le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal. La ligne partira du centre-ville, près de la gare Centrale, pour se diriger vers l’est de la métropole.

À Lacordaire, un tronçon bifurquera vers le nord pour se rendre jusqu’au cégep Marie-Victorin, tandis qu’une autre branche longera le fleuve jusqu’à la gare de Pointe-aux-Trembles.

Depuis l’annonce du projet de REM de l'Est, de nombreuses voix se sont élevées pour faire part de craintes sur les conséquences d’un tracé aérien. Les critiques s’inquiètent notamment de la perte d’une qualité de vie pour les résidents des secteurs concernés, d’un risque d’enclavement, ainsi que des conséquences sur l’esthétisme de la ville.

Selon CDPQ Infra, à terme, le REM permettrait d’assurer 130 000 déplacements par jour.

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