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Course contre la montre pour les restaurateurs

La confirmation de la réouverture des restaurants s'est transformée en course contre la montre pour les restaurateurs, qui ont sans doute eu l'impression de se retrouver à la fois au four et au moulin depuis 24 heures.

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Après une fréquentation interrompue pendant un mois, les restaurants peuvent retrouver leur clientèle à compter de lundi.

« Il y a tellement de travail qu'on se demande par où commencer », s’est inquiété Vladimir Antonoff, de la microbrasserie et pizzéria L'Hopera de Jonquière.

« Même à 50 pour cent, c'est une excellente nouvelle, à la fois pour nous, notre personnel et nos clients », a lancé Linda Girard, du restaurant Les 400 Coups de Jonquière. C'est une lueur d'espoir, et ça nous rend vraiment très heureux! »

« On aime mieux ouvrir le 31 que de toucher la subvention salariale », a renchéri Charles Roberge, du restaurant Aux Deux As de Chicoutimi.

S'assurer d'un inventaire suffisant est prioritaire. Normalement, les commandes sont passées le lundi pour une livraison le jeudi. Cette fois, les délais sont plus serrés, et les fournisseurs auront du pain sur la planche.

« On l'avait vécu à la réouverture il y a un an », a rappelé Vladimir Antonoff. Tout le monde avait appelé les fournisseurs en même temps et beaucoup de produits sont devenus rares, surtout pour les régions .»

« Il y a la controverse qui touche les camionneurs non-vaccinés, les tablettes des épiceries qui se vident rapidement. Est-ce qu'on va pouvoir avoir toute notre commande ? C'est la question », précise Charles Roberge.

« On va vraiment ajuster le menu en fonction de ce qu'on aura », prévoit Linda Girard.

L'autre inquiétude, c'est le rappel du personnel. Depuis deux ans, les turbulences qui ont frappé la restauration en ont découragé plusieurs.

« Oui, j'ai eu mes moments de découragement », a confié Mireille Munger, employée du restaurant Les 400 Coups depuis 2 ans. Je suis restée parce que j'aime l'équipe et le mode de gestion.»

« Depuis deux ans, on n'est pas en mesure de garantir la stabilité d'emploi à notre personnel, a rapporté Vladimir Antonoff. Beaucoup ont quitté, et il faudra les remplacer alors que c'est une période difficile pour le recrutement dans le milieu de la restauration. »

« On devrait être corrects, prédit Christian Simard, de la Casa Grecque de Chicoutimi. Mais tant qu'on ne sera pas rouverts, on ne peut pas le garantir à 100%. »

D'autres restaurateurs optent pour la prudence. Les succursales de La Voie Maltée de Chicoutimi, Jonquière et Québec patienteront jusqu'au mercredi 2 février, pour mieux se préparer.

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