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COVID au Québec : «on n’a pas un bilan pire qu’ailleurs», assure Luc Boileau

Tout comme l’Europe et le reste de l’Amérique du Nord, le Québec devrait, au cours des prochains mois, voir la fameuse «lumière au bout du tunnel», affirme le directeur national par intérim de la santé publique, Luc Boileau.

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En entrevue à l’émission «Le Bilan», le Dr Boileau a indiqué que la province était actuellement sur la pente descendante de la vague Omicron, tout en martelant qu’il s’agit d’une pente fragile.

«Si on donne trop d’espace au virus pour recirculer, ça va remonter. Alors, il faut rester prudent», explique Luc Boileau.

Avec le déconfinement graduel annoncé mardi, le Québec se met en mode de gestion raisonnable du risque, estime le directeur de la santé publique.

L’indépendance de la santé publique 

Luc Boileau a par ailleurs précisé que le plan annoncé par le premier ministre était celui proposé par la santé publique.

Le Dr Boileau affirme que François Legault ne fait pas d’ingérence et assure être entièrement à l’aise de collaborer avec lui.

«Je ne sens pas de pression du genre : ‘’peux-tu changer ça? Nous autres, ça ferait notre affaire.’’ Je n’ai pas eu un iota comme ça», soutient Luc Boileau.

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Selon ce dernier, François Legault est un homme exigeant, mais accessible et curieux. «Il veut comprendre», mentionne le Dr Boileau.

«On n’a pas un bilan pire qu’ailleurs» 

Le directeur national de la santé publique assure qu’il ressent et comprend la frustration des Québécois face aux mesures sanitaires strictes et répétées des deux dernières années.

Plusieurs envient les États-Unis, où les restrictions sont pratiquement absentes, tout en affichant des chiffres proportionnellement comparables à ceux du Québec, où la ligne dure a été beaucoup plus maintenue.

Certains affirment même que le Québec s’en tire moins bien que les autres provinces et que d’autres pays.

«On n’a pas un bilan pire qu’ailleurs», clame pourtant Luc Boileau.

Selon lui, la captation des décès est beaucoup plus rigoureuse ici qu’ailleurs, ce qui explique le nombre élevé de décès recensés.

«On le sait qu’on est bien meilleur que les autres. D’ailleurs, les études des deux dernières années nous ont montré qu’on a une surmortalité de 3%, par rapport à 15% dans le nord-est des États-Unis», soutient le Dr Boileau.

Ce dernier admet néanmoins que la province doit augmenter son nombre de lits et de travailleurs dans le réseau de la santé. Il s’agit de la principale faiblesse du Québec, qui explique pourquoi des mesures strictes ont dû être mises en place aussi longtemps.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.

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