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La fermeture d’une garderie installée chez un proche des Hells Angels saluée

La garderie se trouvait dans le sous-sol de la résidence de Dave Blais Robitaille.

Photo Le Journal

La garderie se trouvait dans le sous-sol de la résidence de Dave Blais Robitaille.

L’association des milieux familiaux privés salue la décision du ministère de la Famille de «réparer son erreur» en fermant une garderie installée dans la résidence d’un proche des Hells Angels. L’organisme en appelle toutefois à plus de transparence dans le réseau.

• À lire aussi: Une garderie chez un trafiquant proche des Hells Angels

La présidente de l’Association québécoise des milieux familiaux éducatifs privés (AQMFEP), Julie Boisjoly, a salué lundi la décision du ministère de mettre la clé dans la porte de la garderie qui se trouvait dans le sous-sol de la résidence de Dave Blais Robitaille et qui était exploitée par sa conjointe.

Le Journal dévoilait samedi que Blais Robitaille avait purgé de lourdes peines pour trafic de drogue ainsi que pour gangstérisme, et qu’il avait été identifié comme un proche des Hells Angels.

Dave Blais Robitaille est en liberté conditionnelle totale depuis octobre 2018. Cela lui permet de purger une partie de sa peine, qui doit prendre fin en 2024, sous surveillance dans la collectivité, pourvu qu’il respecte certaines conditions.

Photo tirée de Facebook

Dave Blais Robitaille est en liberté conditionnelle totale depuis octobre 2018. Cela lui permet de purger une partie de sa peine, qui doit prendre fin en 2024, sous surveillance dans la collectivité, pourvu qu’il respecte certaines conditions.

Sa conjointe avait en main l’ensemble des documents lui permettant d’opérer, dont une attestation «d’absence d’empêchement», qui confirme que les antécédents judiciaires de toutes les personnes majeures habitant la résidence avaient été vérifiés. Ce document avait été délivré par un fonctionnaire du ministère de la Famille, malgré le lourd dossier criminel du propriétaire de la résidence, ce que le ministre lui-même a qualifié de «grosse erreur».

«Le gouvernement a reconnu son erreur et est en train de revérifier l’ensemble des dossiers où il y avait un empêchement pour éviter qu’il y ait d’autres événements comme

celui de ce weekend. C’est ce qu’il fallait faire», souligne Mme Boisjoly.

Transparence

Toutefois, cette dernière rappelle que les responsables de milieux privé et non régi, aussi appelés PNR, doivent obligatoirement dévoiler leurs attestations aux parents des enfants inscrits. Ce qui n’est pas le cas pour les milieux reconnus.

L’association souhaite maintenant que les parents de tous les milieux puissent être au courant des empêchements.

«Dans les milieux familiaux reconnus, il aurait pu se passer exactement la même chose, sauf que les parents n’auraient pas été mis au vu et au su de la situation», explique Julie Boisjoly, précisant que les PNR eux, doivent faire signer un formulaire aux parents attestant de l’ensemble des conditions à respecter pour opérer alors que ce sont les bureaux coordonnateurs qui assurent les suivis des établissements reconnus.

L’AQMFEP espère maintenant que le ministre Lacombe profitera de la refonte du réseau prévue au projet de loi 1 pour mettre l’emphase sur la transparence en appliquant le même modèle de dévoilement des empêchements judiciaires.

«Au vu de ce projet de loi qui offre plusieurs possibilités, on souhaite de la transparence et que la décision appartiennent aux parents. On veut que les parents soient à même de prendre leurs décisions en toute connaissance de cause», insiste Julie Boisjoly, assurant que des gens avec des empêchements judiciaires «travaillent dans des milieux reconnus».

«Ça, les parents sont en droit de le savoir pour prendre leurs décisions».

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