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Reprise partielle des sports: déception dans le hockey amateur

Alain Lachance, président de la Ligue majeure de hockey olympique, une ligue de garage basée à Québec qui représente de près de 100 équipes, demande la reprise des sports d’équipe à l’intérieur afin de sauver la saison en cours.

Photo Stevens LeBlanc

Alain Lachance, président de la Ligue majeure de hockey olympique, une ligue de garage basée à Québec qui représente de près de 100 équipes, demande la reprise des sports d’équipe à l’intérieur afin de sauver la saison en cours.

Tout en se réjouissant de la reprise du sport chez les jeunes, des joueurs et des ligues de hockey amateur déplorent qu’on n’en fasse pas autant pour les adultes.

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Selon Alain Lachance, qui est à la tête d’une des plus grandes ligues de garage de la région de Québec, des hockeyeurs du dimanche commencent à trouver «le temps long», près d’un mois après avoir accroché leurs patins.

En plus de la saison qui pourrait être compromise si la situation perdure, il y a aussi le moral qui s’effrite.

«On suivait les règles, la distanciation et le masque partout dans l’aréna. Ce qui arrive, c’est que ça joue sur la santé mentale du monde. Il y a beaucoup de joueurs qui nous contactent et qui ont hâtent que ça recommence», témoigne le président de la Ligue majeure de hockey olympique, qui représente près de 100 équipes amateurs et plus de 1500 joueurs.

Sécuritaire

Au Complexe sportif multidisciplinaire de L’Ancienne-Lorette, le propriétaire Marc Drolet estime qu’une réouverture pourrait s’effectuer en toute sécurité, d’autant plus que le passeport vaccinal est exigé depuis octobre dans les arénas.

«Le sport, c’est la santé. C’est la santé physique, mais c’est aussi la santé morale. C’est aussi vrai [pour les adultes] que pour les jeunes. Les gars sont découragés, parce qu’il n’y a plus de sport et il n’y a plus de volet social», déplore-t-il.

Pertes financières

Dans un établissement privé comme le complexe des 3 Glaces à Vanier, où jouent plus de 225 équipes adultes, la suspension des matchs occasionne aussi des pertes financières importantes.

En plus des frais fixes à assumer, les centres sportifs tombent parfois dans une «zone grise» qui vient compliquer la recherche d’aides financières, affirme le directeur général Éric Alarie.

«C’est sûr que les adultes arrêtés encore plus longtemps, pour nous autres, financièrement, c’est un impact majeur. [...] On parle facilement de plus de 250 000 $ par mois de perte», évalue-t-il.

Il plaide pour une réouverture des sports collectifs intérieurs, sans égard à l’âge, dans la mesure où «tout le monde est prêt à prendre ses responsabilités» pour réduire les risques de contagion.

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