/news/currentevents

Convoi de camionneurs: la police d’Ottawa se prépare à l’inconnu

La police d’Ottawa ignore exactement à quoi s’attendre en vue de la manifestation des camionneurs opposés à l’obligation vaccinale qui doit se dérouler au cours de la fin de semaine dans la capitale fédérale.

• À lire aussi: Convoi de camionneurs : «Ce n’est pas un mouvement de colère», défend une partisane

• À lire aussi: Convoi de camionneurs: une mobilisation qui divise

• À lire aussi: Convoi de camionneurs : Mélanie Joly ne veut pas d’un «6 janvier» canadien

C’est à tout le moins ce qu’a reconnu le chef de la police, Peter Sloly, lors d’une réunion spéciale de la Commission des services policiers d’Ottawa tenue mercredi.

Le corps policier a expliqué qu’il s’attendait à l’arrivée d’entre 1000 et 2000 véhicules à Ottawa, mais ce nombre n’est qu’une estimation qui pourrait grandement changer, ont précisé les responsables de la police.

«C’est quelque chose qui est en développement. Ce qui a commencé avec un appel à la manifestation avec le "convoi de la liberté" impliquant des camions de partout au pays, a changé substantiellement au cours des dernières journées, et particulièrement des dernières 24 heures», a exposé M. Sloly.

Ce dernier ignore aussi le risque posant par les différents groupes qui comptent manifester. Si, à la base, les camionneurs impliqués dans le mouvement réclamaient seulement l’abolition de l’obligation d’être vacciné pour les voyages transfrontaliers qu’impose Ottawa, d’autres militants opposés à d’autres mesures se sont aussi greffés au mouvement en cours de route.
Écoutez l'entrevue de Philippe-Vincent Foisy avec Frédéric Bisson, camionneur, sur QUB radio:  

«Il y a un nombre grandissant de groupes impliqués qui comptent venir dans la capitale pour participer à la manifestation ou, dans certains cas, à des contre-manifestations», a noté le chef Sloly.

La police cherche donc à obtenir le plus de renseignements possible pour bien se préparer. En ce sens, des contacts ont été établis avec les organisateurs du convoi, a affirmé l’inspectrice Trish Ferguson en soulignant la coopération de ces derniers.

Le chef de la police a précisé que les manifestations, qui doivent en principe avoir lieu samedi, pourraient commencer dès vendredi, voire jeudi.

De son côté, la Ville d’Ottawa a appelé ses citoyens à éviter le centre-ville pendant la fin de semaine.

«Nous conseillons aux résidents de planifier leurs déplacements au cours de la fin de semaine étant donné qu’une manifestation attendue pourrait engendrer de considérables retards et perturbations de la circulation au centre ville d’Ottawa le samedi 29 janvier et le dimanche 30 janvier. Certains manifestants pourraient arriver dès vendredi», a indiqué la Ville par communiqué.