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La santé publique canadienne confirme 51 cas du «petit frère» d’Omicron au pays

La santé publique fédérale a confirmé la présence au pays de 51 cas du sous-variant d’Omicron, des cas qui proviendraient «principalement de voyageurs internationaux».

Le sous-variant BA.2 est connu en France comme le «petit frère» du variant Omicron, dont l’appellation scientifique est BA.1. Il diffère de quelques manières d’Omicron, notamment par son spicule, qui recouvre la membrane extérieure du virus.

Peu de choses sont encore connues de ce sous-variant, mais peu à peu, des études préliminaires tendent à démontrer qu’il n’est pas plus virulent que les variants précédents, bien qu’il pourrait s’avérer encore plus contagieux que son «grand frère».

«À l'heure actuelle, les preuves sont très limitées pour déterminer l'impact des différences entre le BA.1 et le BA.2, d'où les efforts continus des scientifiques de l’[Agence de la santé publique du Canada] (ASPC) pour surveiller les cas ici au Canada et suivre l'évolution de la situation à l'échelle internationale», explique Anne Génier, porte-parole de Santé Canada.

La répartition de ces cas au pays reste inconnue pour l’instant. L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) n’avait pas immédiatement répondu à notre demande mercredi.

C’est surtout au Danemark où l’on remarque qu’il a pris la part du lion dans le portrait épidémiologique.

Le pays nordique de 5,8 millions d’habitants a recensé 46 000 nouveaux cas mardi seulement.

AFP

Malgré une hausse vertigineuse des cas de contamination, le gouvernement danois compte aller de l’avant avec son plan de déconfinement dès le 1er février, étant donné le taux élevé de vaccination et la moindre sévérité des infections.

Le ministre de la Santé danois a indiqué «que la catégorisation de la Covid-19 comme maladie menaçante pour la société [sera] supprimée à compter du 1er février 2022».

Près de 60 % des 5,8 millions de Danois ont reçu une dose de rappel, avec un mois d'avance sur le calendrier envisagé par les autorités sanitaires.

Écoutez l’entrevue de Mario Dumont avec Nimâ Mâchouf sur QUB Radio :

Notons que la proportion élevée de cas du variant BA.2 pourrait aussi être due au système de dépistage danois, qui met plus d’emphase sur le criblage que d’autres pays.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a tout de même appelé les pays à garder le sous-variant à l’œil en raison de sa forte contagiosité. L’agence de l’ONU demande aux pays d’investiguer le variant, question d’être certain de son potentiel.

Le sous-variant fait son chemin dans des pays sur l’ensemble des continents, mais sa présence est plus notable au Danemark, en Inde et au Royaume-Uni jusqu’à présent.

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