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Ontario: un zoo privé avec ses 450 animaux en vente

Photo Facebbok

Une annonce immobilière hors du commun a été publiée récemment pour une propriété en Ontario, qui propose la vente d’un terrain d’une vingtaine d’hectares et de ses bâtiments, mais aussi des 450 animaux présents. 

Situé à Chatham-Kent, le zoo privé Greenview Aviaries Park & Zoo a été mis en vente le 6 janvier dernier pour la somme de près de 4,5 millions $.

Plus de 450 mammifères, oiseaux et reptiles se côtoient sur cette propriété, qui comporte plusieurs bâtiments, dont une boutique de souvenirs, un restaurant pouvant accueillir 77 personnes, mais aussi des jardins aquatiques et des aires de jeux.

Tous ces éléments se retrouvent ainsi sur la liste de vente de la propriété, où il est précisé que «les demandeurs sérieux recevront une liste exhaustive des biens meubles».

Si cette annonce a vivement fait réagir sur les réseaux sociaux, certains se sont cependant interrogés sur la possibilité que monsieur et madame Tout-le-monde puissent acheter un tel bien.

«Il n’y a aucune obligation pour les exploitants de zoo de posséder des diplômes. Nous ne savons même pas si les propriétaires actuels ont une formation officielle», a souligné l’organisme Zoocheck Canada dans un commentaire sur leur page Facebook au sujet de la vente.

Rappelons que chaque municipalité ontarienne régit ses propres lois sur les animaux dangereux.

La municipalité de Chatham-Kent a notamment adopté en 2015 un règlement sur la possession responsable d’animaux, où la propriété de Greenview est exemptée.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la présence d’un tel lieu suscite des questionnements en Ontario, puisque plusieurs groupes citoyens avaient déjà milité au cours des dernières années contre la possession d’animaux exotiques par des propriétaires privés.

Ce fut notamment le cas à Hastings Highlands, où il avait été demandé au gouvernement ontarien de créer une législation à ce sujet après qu’un individu a commencé à élever des félins dans leur communauté, mais aussi à Grand Bend et Wainfleet, où se trouvaient auparavant des installations similaires qui étaient aux mains du même propriétaire.

«Ces installations étaient exploitées par une personne qui prétend être autodidacte et avoir de l’expérience dans l’élevage d’animaux sauvages. Pourtant, plusieurs personnes ont été blessées dans ses installations», a rappelé l’organisme dans son commentaire.

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