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Plainte liée à des publications Facebook: le propriétaire d'un bar montréalais reçoit une lettre de l’OQLF

Photo Courtoisie

Un bar de Montréal a reçu une lettre de l’Office québécois de la langue française (OQLF) à la suite d'une plainte au sujet de publications Facebook en anglais, au grand dam du propriétaire.

«On perd de l’argent chaque mois, en raison de la pandémie, et c’est ça que le gouvernement prend le temps de faire? Il y a des choses plus importantes. Ce n’est pas le moment pour une petite business comme la mienne, qui a de la misère», a déploré Raphael Kerwin, propriétaire du bar The Blue Dog Motel, rue Saint-Laurent, à Montréal.

Dans la lettre, l’OQLF rappelle qu’«il est contraire à la loi d’offrir au public une publication commerciale qui n’est pas en français».

Le propriétaire contrevient ainsi à l’article 52 de la loi 101, qui stipule qu’une «publicité commerciale qui se trouve dans les pages web des entreprises doit avoir une version en français».

Le fait que le nom du Blue Dog Motel soit uniquement en anglais contrevient également à la loi. Le nom peut être dans plus d’une langue, «pourvu que la version française figure de façon au moins aussi évidente», peut-on lire dans la lettre. 

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«Je ne savais pas pour Facebook»      

Raphael Kerwin soutient qu’il n’était pas au courant qu’une page Facebook était assujettie à ce règlement.

«On est un des secteurs les plus touchés et ils prennent le temps de nous donner des problèmes avec notre Facebook? C’est une joke», a-t-il regretté.

Sur la page Facebook de l'établissement, de nombreuses publications sont effectivement uniquement en anglais. 1200 plaintes en 2021.

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Plusieurs plaintes     

Par courriel, l'OQLF nous a confirmé avoir reçu une plainte concernant certaines publications sur la page Facebook de l'entreprise.

«Si une contravention est constatée, il informe l’entreprise de l’objet de la plainte et lui propose un accompagnement afin de trouver des solutions pour se conformer à la Charte», a expliqué la porte-parole Chantal Bouchard.

Elle précise que l'OQLF n'impose pas d'amende, mais que les tribunaux pourraient le faire si l'entreprise refuse de se conformer.

Entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021, l'Office a par ailleurs reçu 1200 plaintes visant les réseaux sociaux et les sites web d'entreprises, plus du double que l’année précédente.

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