/regional/troisrivieres/mauricie

Prime de risque: Les agents de sécurité sont-ils oubliés?

Bien qu’ils mettent jour après jour leur santé à risque pour protéger celle de la population, les agents de sécurité n’ont toujours pas droit à une prime du gouvernement.

«Je crois qu'on la mériterait parce que c'est nous autres qui ouvrons la porte au risque. On est là pour filtrer le risque pour protéger les gens qui sont dans les bâtiments. Le microbe entre par la porte, il n'entre pas par ailleurs. On la mériterait autant que les autres gens qui soignent», a affirmé Robert Lessard, un agent de sécurité qui s’est confié à TVA Nouvelles.

En plus de faire face au virus, les agents de sécurité sont confrontés à l'exaspération qui plane dans la population.

« Ce n'est pas facile pour personne la situation actuelle. Surtout pour les agents qui mangent souvent des commentaires disgracieux de certaines personnes qui sont malheureusement tannées de la situation. On garde notre calme, on travaille fort, surtout le personnel King présentement qui est présent dans les cliniques de vaccination un peu partout [en Mauricie–Centre-du-Québec]», a expliqué le président de Sécurité King, Steve Gauthier.

Déjà omniprésents dans les hôpitaux et dans les centres de dépistage, les agents de sécurité sont maintenant en demande dans les magasins à grande surface, ce qui met beaucoup de pression sur les agences.

«On a de la difficulté à trouver des agents de sécurité. Sur nos 35 employés, on en a 25 qui travaillent présentement. Il y en a une dizaine en ce moment qui ne peuvent pas travailler, soient parce qu'ils ne sont pas vaccinés ou qu'ils ont la COVID», a affirmé l'adjointe administrative chez Groupe Soucy, Ève-Marie Côté.

Chez Groupe Soucy, on peut seulement accepter environ 10 % des nouvelles demandes quotidiennes.

Aussi, des milieux sont plus difficiles à combler que d'autres. Les hôpitaux, par exemple, sont plus risqués pour le personnel et certains travailleurs, souvent plus âgés, refusent d'y entrer.

Une prime de risque a été demandée au début de la crise, au même titre que pour le personnel de la santé qui est au front.

«C'est resté lettre morte. Il n'y a pas eu de retour du gouvernement malgré plusieurs suivis et rencontres demandées. Même notre pétition en ligne qui a touché plusieurs milliers de personnes et qui l'ont envoyée à l'Assemblée nationale, c'est resté lettre morte aussi», s’est désolé le président intérimaire de la Section locale 8922 des Métallos, Vincent Boily.

La pression continue de se faire sur le gouvernement. La convention collective viendra aussi à échéance en juillet prochain et le syndicat espère y inclure cette prime de risque.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.