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Ukraine: les soldats canadiens ont peu de risques d’être mêlés aux combats

Le contingent de militaires canadiens présentement en mission en Ukraine, dont une majorité provient de la base de Valcartier, n’a que peu de risques d’être mêlé aux combats si jamais l’escalade des tensions avec la Russie culminait en affrontements armés.

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Les quelque 200 soldats canadiens se trouvant en sol ukrainien participent à l’opération UNIFIER. De ce nombre, 158 militaires appartiennent au 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada, de la Garnison Valcartier. Leur mission est d’aider les Forces de sécurité de l’Ukraine « en matière d’instruction sur la force de sécurité », selon les Forces armées canadiennes (FAC).

Malgré le risque grandissant de voir un conflit armé éclater, le titulaire de la Chaire d’études ukrainiennes à l’Université d’Ottawa, Dominique Arel, estime que la sécurité des soldats canadiens déployés n’est pas en jeu. « Le gros du contingent est à 1000 km du front. L’entraînement ne se fait pas proche du front. Les soldats canadiens sont très, très, très loin même du front », affirme-t-il.

Selon l’expert, la majorité des soldats se trouvent près de la ville de Lviv, à l’ouest du pays, alors que le conflit se passe complètement à l’est, dans la région du Donbass. Quelques autres contingents de militaires canadiens sont aussi en Ukraine centrale, selon M. Arel.

Il ne craint pas non plus qu’ils soient pris pour cible par la Russie si jamais la situation devenait critique. « Absolument pas. La Russie ne ferait pas ça. En fait, difficile de savoir ce que la Russie va faire. Mais ils ne vont certainement pas commencer à viser des militaires américains ou des militaires canadiens ou des militaires de l’OTAN. »

Former les troupes ukrainiennes  

C’est à la demande de l’Ukraine que le Canada envoie, tous les six mois depuis 2015, des militaires dans le cadre de l’Opération UNIFIER, afin de l’aider à demeurer « souveraine, sécuritaire et stable », selon un communiqué des FAC. La présence du Canada est « 100 % reliée au conflit », précise M. Arel.

La formation dispensée comprend « l’instruction aux armes de combat, le génie militaire, l’entraînement de la police militaire, l’instruction médicale de combat et le renforcement des capacités maritimes ». 

Plus de 32 000 candidats des Forces de sécurité de l’Ukraine ont ainsi participé à la formation depuis 2015.

En sept ans, cette mission a été reconduite deux fois et doit prendre fin le 22 mars 2022. 

Pour Dominique Arel, difficile de prédire si le Canada voudra la poursuivre. « S’il n’y avait pas eu ce qu’on vit maintenant [...] c’est difficile de croire que la mission n’aurait pas été reconduite une fois de plus. [...] Mais là, on ne sait pas ce qui va arriver dans les prochaines semaines. Si on se retrouve avec une guerre qui est incomparable avec ce qu’on a vécu depuis 2014, peut-être que le Canada ne voudra pas envoyer des soldats en situation de guerre, même s’ils sont à 1000 km du front. »

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