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Une cinquième vague virulente en Mauricie et Centre-du-Québec

La cinquième vague de COVID-19 a été particulièrement virulente en Mauricie et au Centre-du-Québec, la région étant plus durement frappée qu’ailleurs dans la province, même si la flambée des hospitalisations semble se calmer.

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Depuis le 5 décembre, date où le Centre intégré de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie–Centre-du-Québec a commencé à comptabiliser les données pour la cinquième vague, 150 personnes ont succombé au virus.

Seules Montréal et la Montérégie ont fait pire que la Mauricie Centre-du-Québec.

Selon la directrice de la Santé publique régionale, la Dre Marie-Josée Godi, la moyenne d’âge plus élevée en Mauricie, troisième après la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent, est l’une des raisons.

«Ce sont des personnes vulnérables qui, malgré les deux doses, demeurent avec une immunité qui n’est pas efficace à 100% face à Omicron», a-t-elle expliqué.

Près de 89% des victimes décédées depuis début décembre étaient âgées de plus de 70 ans, et 26% d’entre elles n’avaient pas reçu au moins deux doses. À titre de comparaison, la région a enregistré 203 morts entre mars et mai 2020, lors de la première vague.

Le variant Omicron déferle aussi sur les milieux de soins du CIUSSS où une trentaine d’établissements ou ailes sont en éclosion. À Christ-Roi de Nicolet, 19 des 32 résidents du cinquième étage auraient contracté la COVID-19, ce qui équivaut à 59%. Deux aînés en sont aussi morts.

La Dre Godi a toutefois assuré que la situation est sous contrôle dans les centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD).

«On maintient le contrôle, mais il faut savoir que même la dose de rappel n’est pas suffisante pour certaines personnes en raison de leur système immunitaire peu efficace», a-t-elle souligné.

Les résidences pour personnes âgées (RPA) ne sont pas épargnées alors que le virus s’est introduit dans une soixantaine de résidences.

Mais la réalité est différente avec le vaccin et les règles d’isolement doivent être revues, croit le porte-parole de la Table des résidences pour aînés, Richard Maziade

«Dès qu’on a deux cas dans la résidence, on doit isoler tout le monde dans leurs chambres. C’est ça qu’on ne veut pas! Il faut conserver la qualité de vie de nos résidents», a-t-il affirmé.

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