/news/world

Fuite de pétrole en Amazonie équatorienne

Le pétrole qui se déverse d'un oléoduc endommagé depuis vendredi dans l'Amazonie équatorienne a touché une aire naturelle protégée et une rivière qui alimente en eau plusieurs villages de cette région de jungle du nord-est de l'Équateur, a annoncé lundi le ministère de l'Environnement.

«La zone touchée est située dans le parc national de Cayambe-Coca et, selon le zonage, le déversement de pétrole a eu lieu dans la zone de protection», a déclaré le ministère dans un communiqué.

Environ 21 000 m2 de la réserve Cayambe-Coca ont été touchés par la fuite de pétrole. Le brut s'est également écoulé dans la Coca, une rivière majeure de l'Amazonie et qui se jette dans un fleuve, le Napo, a affirmé le ministère.

AFP

Cette rivière et ce fleuve alimentent en eau de nombreuses communautés, y compris des peuples autochtones.

D'une superficie de plus de 4000 km2, le parc national de Cayambe-Coca est situé à cheval sur quatre provinces, dans une zone de montagnes et de forêts humides dans le bassin de l'Amazone, à entre 600 et 5790 mètres d'altitude.

Il tire son nom du Cayambe, un volcan, et de la Coca, qui traverse son territoire. Une centaine d'espèces de mammifères y sont recensés (tapirs, cougars, ours, condors, etc.) et près de 400 espèces d'oiseaux.

Sitié à une centaine de kilomètres au nord-est de la capitale Quito, ce parc se caractérise par l'omniprésence de l'eau. 

La région abrite «les sources de plusieurs rivières comme celles de Due, Chingual, Cofanes et Cebeno qui alimentent Aguarico et qui, avec la Coca, une rivière, se jettent dans le Napo, un grand fleuve», explique le site internet de ce parc, où l'on trouve également des sources d'eau chaude en altitude.

De fortes pluies ont provoqué en fin de semaine glissements de terrain et chutes de pierres, entraînant la rupture d'un oléoduc de transport de pétrole brut dans la zone de Piedra Fina.

AFP

L'incident a eu lieu vendredi à la frontière entre les provinces de Napo et de Sucumbios, sur ce pipeline de 485 kilomètres de long qui traverse au total quatre provinces et est géré par la société privée OCP (Oleoducto de Crudos Pesados).

À ce jour, ni le gouvernement ni l'OCP n'ont précisé la quantité de pétrole qui s'est ainsi déversée dans la nature.

Selon le gouvernement, le glissement de terrain a affecté «quatre tuyaux de l'infrastructure», qui permet de transporter 160 000 barils de brut par jour à partir de puits de pétrole en pleine jungle.

L'OCP «assume la responsabilité de cet événement, causé par un cas de force majeure», a dit son président exécutif, Jorge Vugdelija.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.