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Une mort cellulaire similaire au sida

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Une équipe internationale codirigée par un professeur de l’Université Laval a découvert que le virus de la COVID-19 entraîne l’autodestruction de cellules du système immunitaire dont le rôle est justement de lutter contre cette infection.

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Le chercheur Jérôme Estaquier, qui étudie le VIH depuis près de 30 ans, parle même d’un processus de mort cellulaire similaire à ce qui se produit lorsqu’une personne est atteinte du sida. 

Selon lui, la sévérité de la maladie augmente en fonction du taux de mortalité des cellules appelées lymphocytes T. 

« Le résultat est que, dans les deux maladies, les personnes infectées parviennent difficilement à monter une réponse immunitaire adéquate contre le virus. Lorsque la mortalité des lymphocytes devient trop élevée, les défenses immunitaires s’écroulent et tous les organes du malade peuvent être infectés », précise le chercheur.

Il y aurait un moyen, par contre, de ralentir ce processus. Dans des expériences, l’équipe a réussi à réduire de 60 % cette mort cellulaire en ajoutant une molécule. « Nous espérons maintenant démarrer une étude clinique pour tester l’innocuité et l’efficacité de cet inhibiteur chez des personnes atteintes de COVID-19. »

Les détails de cette découverte surprenante viennent d’être publiés dans la revue scientifique Cell Death & Differentiation.

Écoutez les explications de Jérôme Estaquier, chercheur au Centre de recherche du CHU de Québec–Université Laval et auteur principal de l’étude:

Taux de lymphocytes  

Depuis le début de la pandémie, la COVID-19 a été présentée comme étant dévastatrice pour les poumons et la réponse inflammatoire. Toutefois, peu d’attention avait été accordée au fait que les deux tiers des patients hospitalisés présentaient des taux anormalement bas de lymphocytes. 

« Ces cellules jouent un rôle central dans la réponse immunitaire contre les infections », affirme M. Estaquier, chercheur au Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval.

Les analyses effectuées sur des échantillons de sang des patients montrent qu’ils avaient un déficit immunitaire au moment de leur arrivée à l’hôpital et que son ampleur était liée à la sévérité de la maladie. 

Avec cette découverte, on pourrait éventuellement offrir un traitement précoce pour soutenir la défense immunitaire. 

  

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