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Saint-Félicien: deux frères sauvés grâce au défibrillateur

Un enfant de 12 ans de Saint-Félicien, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, a été victime d’un arrêt cardiaque le 20 janvier dernier à son école secondaire, et a eu la vie sauve grâce à la rapidité d’exécution de son enseignant et la présence d’un défibrillateur à l’intérieur des murs de l’école.

Le jeune frère de Jakob Simard, Maël, avait aussi survécu à un tel événement lorsqu’il a subi un malaise en 2019, à l’âge de sept ans.

«Quand l’école m’a appelée le 20 janvier pour me dire que mon enfant était dans un état critique, j’ai dit l’enfer recommence», a raconté la mère des enfants, Karine Boudreault.

«Deux fois plutôt qu’une, et ce n’est pas plus facile la deuxième fois. La différence aujourd’hui c’est que l’on connait la cause, on sait ce qui nous attend et ça aide à passer au travers. On voit nos garçons qui sont bien vivants, ils sont là, ils ont tous leurs morceaux. On est chanceux dans notre malchance», a-t-elle précisé.

Les deux frères sont porteurs d’un gène défectueux.

«C’est une mutation génétique qui a été découverte en 2016», a expliqué la mère. «Les enfants sont en bonne santé et tout d’un coup, sur une montée d’adrénaline, le cœur s’emballe et le pire arrive.»

Des interventions rapides

Le pire a pu être évité à deux reprises grâce à l’intervention rapide d’un voisin dans le cas de Maël, et d’un enseignant dans le cas de Jakob, qui s’est effondré pendant un cours d’éducation physique.

Dès qu’il a entrepris les manœuvres de réanimation, l’enseignant a demandé à une personne d’aller chercher le défibrillateur au secrétariat de l’école. Le cœur de Jakob a recommencé à battre après une décharge électrique.

«C’est ce qui fait la différence», a assuré Mme Boudreault. «On s’en ait procuré deux des défibrillateurs pour suivre nos enfants.»

S’ils ont tous les deux un défibrillateur interne, le Centre de services scolaire du Pays-des-Bleuets a équipé l’ensemble de ses écoles secondaires de ce type d’appareils à la demande de la famille, après que Maël ait eu son malaise.

La direction de la Polyvalente des Quatre-Vents que fréquente Jakob a même décidé d’en acquérir un deuxième. Le centre de services scolaire travaille aussi à munir l’ensemble de ses écoles primaires d’un défibrillateur.

Les parents de Jakob et Maël aimeraient maintenant que les jeunes puissent apprendre à l’utiliser à l’école.

«Il faudrait que le ministère de l’Éducation pense à inclure une formation sur le défibrillateur et le cours de réanimation cardiorespiratoire dans le parcours scolaire des jeunes», a mentionné Karine Boudreault.

«En plus c’est très facile à utiliser», a soutenu le père, Éric Simard. «L’appareil te dit quoi faire.»

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